26 Juin 2019

Cameroun: Après la victoire des lions indomptables à Ismaïlia, le lion de Mvomeka'a attaqué à Genève

On n'avait pas fini de jubiler la victoire des lions indomptables contre la Guinée-Bissau. Les attentions ont vite été détournées vers Genève, la capitale de la Suisse. La Brigade anti-sardinards a pris d'assaut l'hôtel intercontinental où séjourne le président du Cameroun Paul Biya.

Les lions indomptables du Cameroun font ils courir les masses comme naguère ? Ils ont osé réclamer leurs primes de qualification pour la CAN 2019 au moment où les Camerounais pleuraient leurs soldats morts au cours des attaques de Boko Haram à Darak dans l'extrême nord. L'opinion publique s'est divisée entrainant le manque d'émulation au soutien des lions en compétition en Egypte.

Et pourtant, à leur première journée, ils ont battus l'équipe nationale de Guinée-Bissau. La confiance est revenue : timidement. Et la presse à presque boudé cette actualité. Et pourtant, pour Cameroon tribune, journal gouvernemental, « Les Lions marquent leur territoire ». Pour leur entrée en compétition hier à Ismaïlia, les champions d'Afrique en titre ont battu la Guinée-Bissau (2-0) et confirment leur intention de conserver le trophée.

Au même moment, à Genève ou sejourne Paul Biya à l'hôtel intercontinental depuis Dimanche 23 juin, on a vécu une invasion spectaculaire des éléments de la Brigade Anti-sardinard aux trousses de l'illustre locataire. Au sujet de cette intervention peu ordinaire dans un pays d'accueil, l'opinion publique s'est saisie de l'affaire. La toile s'est embrasée, traitant les anti-sardinards de talibans cochonneras.

Sur le terrain de l'action à l'hôtel intercontinental, des échauffourées ont eu lieu entre le « insurgés » et les forces de défense. Essingan, un journal paraissant à Yaoundé parle de « 12 terroristes appréhendés par la police Helvétique ». Et, surtout « La sécurité du chef de l'Etat camerounais contrôle la situation. Elle a réussi, rapidement, à mettre hors d'état de nuire plusieurs dizaines de badauds qui espéraient envahir les locaux de l'hôtel Intercontinental de Genève, aux fins de procéder à l'expulsion des personnalités »

Cette action qui sonne comme une tentative de déstabilisation du pouvoir est dénoncée par le journal Repères « la BAS franchit le Rubicon».

Après avoir saccagé des ambassades au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle du 7 octobre 2018, la Brigade anti-sardinards a pris d'assaut l'hôtel Intercontinental de Genève où séjourne le chef de l'Etat.

De nombreux activistes camerounais, comme des terroristes, comptaient « déloger » Paul Biya et son épouse. Et comme riposte, Quelques éléments de la sécurité présidentielle n'y sont pas allés de main morte « Les Anti-sardinards copieusement tabassés à l'Intercontinental », précise Info Matin.

Sur place à Genève, Un communiqué signé de la section Rdpc en Suisse rappelle que toutes les mesures seront prises afin de préserver la quiétude du séjour du président. On le voit bien, dans cette « guerre des nerfs » entre le BAS et le RDPC, ce communiqué sonne comme une mise en garde de la Brigade Anti-sardinard.

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