Congo-Kinshasa: Réseaux sociaux - La présidence secouée par la publication de deux fake news

Deux documents attribués à la présidence de la République font état du processus de passation de marché pour la construction d'un nouveau palais présidentiel et de l'octroi de deux millions de dollars américains à un supposé opérateur économique pour des motivations obscures. Ce que dément avec force le cabinet de Félix Tshisekedi.

La présidence de la République est secouée ces temps derniers par un flux d'informations distillées dans les réseaux sociaux, visiblement dans le dessein inavoué de déstabiliser l'institution. En tout cas, c'est le sentiment qui prédomine à la Cité de l'Union africaine, ébranlée par la fuite de deux documents attribués au cabinet du chef de l'Etat qui se sont retrouvés sur la toile. L'un concernerait le processus de passation de marché pour la construction d'un palais présidentiel, tandis que l'autre fait état de l'octroi d'un montant de deux millions de dollars américains à un supposé opérateur économique, non autrement identifié.

Pour les auteurs de ces publications qui ont enflammé la toile récemment, le directeur adjoint de cabinet de Félix Tshisekedi, Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, aurait sollicité auprès de la direction générale du contrôle des marchés publics, l'autorisation spéciale de recourir à la procédure d'entente directe en vue de la construction et la réhabilitation des bâtiments abritant la résidence ainsi que les bureaux du président de la République à la cité de l'Union africaine et au Palais de la nation. Toujours d'après la source, le marché aurait été attribué la société Democratic Congo High Tech Construction Company, une entreprise qui n'a qu'environ un mois d'existence, selon le site du Guichet unique de création d'entreprise. Et d'avancer le chiffre de cent quatre-vingt millions de dollars comme coût global des travaux.

La présidence de la République ne nie pas l'existence d'un projet de réhabilitation du palais présidentiel. Elle précise, d'ailleurs, que depuis 2013, bien avant l'avènement de Félix Tshisekedi, cette ligne apparaît dans le budget de l'État sans jamais être décaissée.

Visé dans cette affaire, le directeur adjoint de cabinet de Félix Tshisekedi n'a pas fait dans la dentelle pour récuser l'authenticité des deux correspondances. « Ce document est un faux. C'est un torchon. C'est fait par des gens qui souhaitent nous salir », a affirmé Désiré-Cashmir Kolongele Eberande.

Une autre source à la présidence conteste le sceau apposé sur ces documents qui ne serait pas celui homologué au cabinet. « On a l'habitude ici d'utiliser le cachet sec pour tous les documents qui sortent du cabinet du chef de l'Etat », a-t-elle indiqué tout en faisant observer que ces documents portent plutôt des sceaux humides.

A tout prendre, l'authenticité des documents partagés à satiété sur les réseaux sociaux et attribués intentionnellement à la présidence de la République seraient des fake news, montées dans des officines anti-tshiskedistes pour nuire au quinquennat de l'actuel pouvoir.

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