Madagascar: Une tragédie et des couacs

(Photo d'archives) - Roland Ratsiraka face à une foule en liesse à Diégo.

Cela aurait dû être une belle fête, mais à la fin de la journée d'hier, on avait un goût de cendre dans la bouche. La quinzaine de morts que l'on a relevée après la bousculade à Mahamasina aura effacé la belle impression laissée par la parade militaire du début d'après-midi.

On peut parler de fatalité, car ce n'est pas la première fois qu'une telle tragédie se produit lors de grands événements dans ce lieu mythique, mais elle ternit de manière irrémédiable cette célébration du 59e anniversaire de l'indépendance.

Cette première fête du 26 juin, célébrée après l'élection d'Andry Rajoelina à la présidence de la République, devait être grandiose. L'organisation des festivités a donc été particulièrement soignée. Qui plus est, il fallait le faire car il y avait un hôte de marque, en la personne du président Paul Kagamé.

Mais il y eut plusieurs grains de sable dans une machine bien huilée. Cela a commencé avec les feux d'artifice qu'on annonçait exceptionnels. Les Tananariviens sont venus en masse à Anosy pour voir le spectacle. On leur avait parlé d'un bouquet final exceptionnel. Leur attente a été déçue car le bouquet n'a pas eu lieu, à cause de problèmes survenus à la dernière minute.

Le lendemain, la parade militaire s'est déroulée dans un stade municipal comble. La foule a applaudi un défilé d'une très haute tenue, avec une armée bien équipée, disposant d'un matériel flambant neuf.

Mais ce sont les téléspectateurs installés devant leur petit écran qui n'ont pas caché leur déception à l'écoute des commentaires des journalistes présents sur place. Ils ne se sont pas privés de le dire sur les réseaux sociaux.

On ne peut qu'abonder dans leur sens devant le manque de préparation de ceux qui ont été chargés de décrire le déroulement du défilé. On aurait pu mettre aux côtés de ces derniers des spécialistes du service de presse des forces armées.

L'événement le plus grave est donc survenu en fin d'après-midi avec cette émeute qui a terni la fête. On fera la part des choses plus tard, mais on ne pourra pas passer sous silence cette tragédie et ces quelques couacs.

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