Cameroun: Women Deliver 2019 - Le cinéma comme allié

Durant toute la durée de cette conférence internationale, des films documentaires avec pour thème central les femmes du monde entier étaient projetés au cours d'une articulation intitulée « Film Festival ».

La réalisatrice américaine Lisa Russell est, depuis la deuxième édition de la Conférence internationale Women Deliver, la gardienne du « Film Festival ». A Washington DC (2010), à Kuala Lumpur (2013), à Copenhague (2016) et à présent à Vancouver (2019), elle est aux manettes de cette rencontre où convergent les idées et l'esprit de créativité de cinéastes qui à travers le monde, se servent de leur caméra pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, les discriminations de toutes sortes, mais aussi les incroyables victoires remportées par ces dames. Pour cette session 2019, elle a regardé plus de 400 films. 184 ont été retenus, entre autres courts-métrages, fictions et documentaires.

Dans le confort intimiste d'une pièce installée au sous-sol du Vancouver Convention Center, à l'extrême-gauche de Fueling Station (la partie de la conférence Women Deliver 2019 dédiée aux articulations distractives), des centaines de participants se sont relayés devant l'écran géant. Ils venaient ainsi découvrir des histoires de filles et de femmes de différents coins de la planète. Art, discrimination, environnement, santé, sexualité (et transsexualité), sport, violences, entre autres sujets abordés par les films documentaires présentés ont ému les cinéphiles. « En tant que réalisatrice, je crois au pouvoir du cinéma pour donner des visages aux différents problèmes abordés au cours de Women Deliver.

En général, ce type d'événements est très centré sur la politique, et je pense que le cinéma apporte vraiment plus d'émotion à cette conférence, mais surtout différents points de vue dans le monde », a déclaré Lisa Russell. Et la modératrice du « Film Festival » est elle-même à la manœuvre. Elle a dévoilé son court-métrage multi primé, poétique et militant « Mother's Cry » (2015), sur les changements climatiques comme conséquences dévastatrices de la pollution et des attaques répétées contre mère nature.

Dans la mouvance de ce penchant écolo, « My Name is The Sea » de Sam Vinal, a démontré qu'entre 2010 et 2017, 124 personnes ont été assassinées au Honduras pour protéger l'environnement. Durant trois jours, le public a ensuite exploré d'autres territoires, pour rendre visite aux pionnières du cyclisme en Afghanistan, à ces Pakistanaises qui luttent contre le mariage forcé, ou encore à ces sages-femmes australiennes qui sauvent des milliers de vie chaque année. Autre articulation phare du « Film Festival » à Women Deliver, une table-ronde de réalisatrices où seront données des chiffres regrettables : « Bien que les femmes représentent 51% des cinéphiles, parmi les 100 longs métrages de 2018 aux recettes les plus élevées, seuls 6% avaient été réalisés par des femmes. » Des statistiques que le « Film Festival » et Women Deliver veulent améliorer de manière générale.

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