Sénégal: Hausse des prix de l'électricité-selon la CRSE - La décision finale revient a l'etat

C'est l'Etat seul qui peut décider d'une baisse ou d'une hausse du prix de l'électricité au Sénégal. C'est en tout cas l'avis du président de la Commission de régulation du secteur de l'électricité Ibrahima Amadou Sarr.

Il s'exprimait hier, jeudi 27 juin, lors de l'atelier de révision des conditions tarifaires de Senelec pour la période 2020-2022. Selon lui, à chaque trimestre, la commission calcule le manque à gagner ou le surplus de gain de Senelec. Il le soumet à l'Etat qui va décider de supporter ce surcoût ou pas.

Une baisse ou hausse du prix de l'électricité est une prérogative qui relève de la seule responsabilité de l'Etat. Cette précision a été faite par le président de la Commission de régulation du secteur de l'électricité Ibrahima Amadou Sarr. Il s'exprimait hier, jeudi 27 juin, lors de l'atelier de révision des conditions tarifaires de Senelec pour la période 2020-2022. « La Commission de régulation du secteur de l'électricité (Crse) fait de la régulation tarifaire. Autrement dit, nous faisons un revenu maximum autorisé (Rma) à l'opérateur Senelec. Et ce revenu maximum autorisé est fixé pendant une période de 3 ans. Chaque année, on détermine ce revenu. Mais puisqu'il y a des facteurs exogènes sur lesquels l'entreprise n'a pas tellement d'influence notamment l'évolution de la demande et l'inflation sur le prix du comestible qui représentent environ 85 % des charges de Senelec, nous sommes obligés de faire des indexations de manière trimestrielle », a-t-il fait comprendre.

De ce fait à chaque trimestre, la commission calcule le manque à gagner ou le surplus de gain de Senelec. Il le soumet à l'Etat qui a décidé de supporter ce surcoût. « En faisant l'indexation au premier janvier de l'année 2019, nous sommes arrivés à des situations où on avait un écart de revenu par rapport au Rma déterminé par l'indexation et les tarifs qui étaient en vigueur. Normalement, on aurait dû ajuster les tarifs de 39% à l'époque. Mais là, le contrat de concession fait obligation à la commission en cas d'ajustement brusque important des tarifs de faire recours à l'Etat pour recueillir son avis. L'Etat nous a indiqué de maintenir les tarifs en vigueur et qu'il se chargerait de compenser Senelec pour environ 33 milliards francs Cfa au cours du premier trimestre », a rappelé le président de la Crse.

Et de poursuivre ; « Nous avons fait l'exercice au 1er du mois d'avril. Compte tenu de l'inflation, on est toujours dans une phase où il y a un écart entre le tarif de référence et le Rma qui est défini en fonction de l'indexation. Là aussi, on est arrivé à des écarts de revenus d'environ 70 milliards de francs et l'Etat nous a également demandé de maintenir les tarifs en vigueur et se chargerait de compenser Senelec. Maintenant, nous allons vers la revue du 1er juillet. Senelec fera ses calculs et les soumettra à la commission. Une fois qu'on aura déterminé, on prendra cet écart de revenu qu'on va soumettre à l'Etat du Sénégal ». Il souligne que c'est à l'Etat, dans le cadre de sa politique tarifaire, de décider s'il prendra en charge ou pas l'écart de revenu. « Une autre solution peut consister à dire je ne peux pas compenser, il faut ajuster les tarifs. L'Etat peut aussi faire une compensation partielle qui consiste à dire compte tenu de l'écart de revenu, je prends en charge une partie, je subventionne l'autre partie et on ajuste les tarifs conséquemment », a-t-il détaillé.

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