Libye: Le maréchal Haftar menace les intérêts turcs en Libye

Photo d'archives

Après avoir essuyé un sérieux revers, jeudi 27 juin, dans sa campagne pour la prise de Tripoli, le maréchal Khalifa Haftar promet de s'attaquer aux intérêts turcs en Libye. L'homme fort de l'est libyen accuse Ankara de soutenir militairement ses rivaux du Gouvernement d'union nationale (GNA) et d'avoir apporté leur aide pour s'emparer de la ville de Gharyan, jusque-là principale base arrière des forces de Haftar.

Le ton est dur et les menaces sont explicites. Le maréchal Haftar a ordonné à ses forces de prendre pour cible les navires turcs dans les eaux libyennes et de s'attaquer aux sites stratégiques, aux compagnies et aux projets appartenant à l'Etat turc dans le pays. De plus, tous les vols depuis et vers la Turquie sont désormais interdits.

Ces mesures de rétorsion sont détaillées dans un communiqué, lu vendredi soir, par le porte-parole d'Haftar, Ahmad al-Mesmari, qui a précisé que « tout ressortissant turc circulant sur le territoire libyen pourrait être arrêté ».

La méthode pour mettre ces menaces à exécution reste floue mais les accusations sont claires. Le camp Haftar assure, en effet, que la Turquie intervient « dans la bataille pour Tripoli de façon directe, c'est-à-dire avec ses soldats, ses avions et ses navires par la mer ». Selon lui, des munitions seraient notamment acheminées auprès des forces du Gouvernement d'union nationale via la Méditerranée.

De fait, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a confirmé récemment que son pays fournit bien des armes au GNA, en vertu d'un « accord de coopération militaire entre Ankara et Tripoli ».

Il est même allé plus loin, il y a dix jours, en estimant que le soutien militaire de son pays a permis à Tripoli de « rééquilibrer » la situation face aux forces de Khalifa Haftar qui bénéficie, de son côté, du soutien des Emirats arabes unis et de l'Egypte.

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