Guinée Bissau: Les pouvoirs de José Mario Vaz limités avant la présidentielle de novembre

José Mario Vaz vainqueur du second tour de la présidentielle.

Le président bissau-guinéen, dont le mandat a expiré le 23 juin, est autorisé à rester à la tête du pays jusqu'à l'organisation de la présidentielle en novembre mais ses pouvoirs seront réduits.

L'ancien Premier ministre, Domingos S. Pereira, avait accusé M. Vaz de tenter un coup d'État avec l'aide du Sénégal.

Selon Domingos Simoes Pereira, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) détiendrait des preuves qui prouvent que le président José Mario Vaz avait bien l'intention de prolonger son bail à la tête du pays en s'appuyant sur son parrain de la sous-région, le Sénégal.

Dakar devait aider le président Vaz à la mise en place d'un gouvernement d'initiative présidentielle, précédé par la nomination unilatérale d'un Premier ministre.

Des accusations qualifiées de fallacieuses par une partie de l'opposition.

"L'accusation qui avait été faite par le président du PAIGC comme quoi le président sénégalais était du côté du président Vaz, cette accusation a été démentie par les partis de l'opposition, à savoir la première force politique qui est le mouvement de l'alternance démocratique", explique le journaliste bissau-guinéen, Noua Mancali.

Aristides Gomes reste Premier ministre

C'est dans ces conditions que le présient Vaz a reconduit le Premier ministre, Aristides Gomes. Il aura un rôle important dans les mois à venir.

En effet, selon la décision du Sommet de la CEDEAO, c'est lui qui sera chargé de gérer les affaires courantes. Aristides Gomes est aussi chargé par la Cedeao de former un gouvernement et d'engager les préparatifs de l'élection présidentielle, "au plus tard le 15 juillet 2019".

L'organisation recommande par ailleurs la désignation d'un nouveau ministre de la Justice en charge de mener des enquêtes sur les allégations de coup d'Etat rapportées par le PAIGC et ses alliés.

Samedi (29.06.19) déjà, le procureur général de Guinée-Bissau a ordonné l'arrestation pour "tentative de subversion de l'ordre constitutionnel" du président de l'Assemblée nationale, Cipriano Cassama, et de Califa Seidi, chef du groupe parlementaire PAIGC.

Jean Bernado Vieira, porte-parole du PAIGC, se réjouit de la décision de la Cédéao de confier la gestion des affaires courantes au Premier ministre.

"Nous saluons la décision de la Cédéao. Elle met le président dans une situation assez difficile parce qu'il a terminé son mandat et ne doit pas se mêler des affaires du gouvernement. La décision de la Cédéao implique le respect de la Constitution. Une chose que le président a toujours refusée."

Depuis 2015, la Guinée Bissau est plongée dans une crise politique. Une crise qui s'est exacerbée après les législatives du mois de mars dernier. Le président Vaz avait alors refusé de nommer au poste de Premier ministre le chef du (PAIGC), majoritaire après le scrutin.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Deutsche Welle

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.