2 Juillet 2019

Sénégal: Kaffrine déplore l'arrêt de la circulation de ses minibus

Kaffrine — Des populations de la commune de Kaffrine ont déploré mardi, la suspension de l'exploitation des minibus qui étaient en circulation dans cette localité du centre du pays, appelant notamment à l'ouverture de concertations entre les acteurs locaux du transport et le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD).

"Nous avions commencé à avoir l'habitude de nous déplacer avec le bus. Suspendre spontanément leur exploitation va forcément impacter nos activités.

Nous demandons aux opérateurs de se concerter avec le CETUD pour trouver un consensus et nous laisser ces véhicules de transport en commun", a ainsi confié à l'APS Mouhamed Diouf, un commerçant.

Les opérateurs du transport de la région ont décidé récemment de suspendre l'exploitation des minibus acquis dans le cadre d'un partenariat avec le CETUD, en invoquant une incapacité de s'acquitter de la traite mensuelle de 500 600 francs CFA.

"Nous avons décidé de garer les minibus car nous ne pouvons pas verser chaque mois les 500.600 frs CFA de traite au CETUD et payer les charges du personnel", avait expliqué le président des opérateurs du transport de Kaffrine, Modou Diène lors d'une assemblée générale organisée la commune.

"A Kaffrine, il est impossible de vendre deux blocs de tickets par jour. La recette journalière n'atteint jamais la somme de 20 000 francs CFA. Nous n'avons pas le choix nous devons suspendre l'exploitation des minibus", s'était-il défendu.

Cinq minibus neufs avaient été remis dernièrement aux opérateurs locaux du transport par le CETUD, pour un montant total de 94, 5 millions de francs. Dans le cadre du remboursement, ils s'étaient engagés à s'acquitter de ce montant de 500 600 francs auprès d'une banque.

"Tous les jours, je prenais un minibus pour arriver le plus rapidement possible au marché. À Kaffrine, nous avions l'habitude de prendre une charrette ou un vélo-taxi. A un âge avancé, se déplacer en moto-taxi peut constituer un grand risque", a regretté une dame d'une soixantaine d'années.

"Nous interpellons directement les autorités étatiques à régler le plus rapidement possible ce problème afin que nous puissions de nouveaux vaquer à nos occupations en utilisant les minibus", a-t-elle ajouté.

Rokhaya Ndao, vendeuse de légumes, dit pour part redouter une perturbation de ses activités avec la suspension de l'exploitation ces minibus.

"L'arrêt de ces véhicules est anormal. En tant qu'élève, nous allons subir les conséquences. Cette décision de suspension des minibus est surprenante.

Ces véhicules ont toujours assuré la navette. Donc vouloir les suspendre est inadmissible. Les autorités doivent intervenir", s'est de son côté élevé Babacar Wilane, un lycéen.

"Ces véhicules sont vraiment importants pour la population de Kaffrine. Nous souhaitons très rapidement un consensus entre le CETUD et les opérateurs.

S'ils se parlent, ils vont certainement trouver une solution. Ces minibus doivent continuer à assurer le transport urbain", a plaidé Mouhameth Wilane, un journaliste d'une radio locale.

Pour l'heure, aucune réaction n'a émané du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD). Le point focal de la structure à Kaffrine, Ibrahima Diallo ne souhaitant pas s'exprimer sur la question.

Les opérateurs du transport de la région de Kaffrine (centre) avaient dans un premier temps décidé (le 22 juin) de suspendre l'exploitation des minibus. Ils avaient par la suite repris la circulation à la suite de discussions avec les autorités administratives.

L'échec des négociations avec le représentant local du CETUD sur les possibilités d'une réduction du montant de la traite a vraisemblablement déterminé les acteurs du transport de la région à revenir sur leur décision de surseoir à l'arrêt de l'exploitation des minibus dans la commune de Kaffrine.

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