Cameroun: Résister contre Paul Biya et son système est une question de vie ou de mort

2 Juillet 2019

On ne peut pas continuer à vivre dans un pays où un homme qui a 86 ans dont 37 ans de pouvoir qui est pourtant malade veut mourir au pouvoir.

On ne peut pas continuer à vivre dans un pays où des fonctionnaires qui se plaignent de leur condition de travail sont sanctionnés. Des opposants qui manifestent sont torturés et jetés en prison.

On ne peut pas continuer à vivre dans un pays où des ministres volent en toute impunité et mettent en prison ou tuent des activistes ou personnalités qui dénoncent leur gabegie.

On ne peut plus continuer à vivre dans un pays où une poignée de personnes décident sans de l'avenir de la nation et contestent au peuple le droit de se plaindre.

On ne peut plus continuer à vivre dans un pays où une armée commet un génocide en zone anglophone pour protéger un homme qui dépense les milliards de son peuple dans des voyages à l'étranger.

On ne peut plus continuer à vivre dans un pays où des militaires tuent des mamans et des bébés mais bénéficient du soutien du gouvernement.

On ne peut plus continuer à vivre dans un pays riche mais dont le smig est à 36 000 fcfa alors que les dirigeants du RDPC s'achètent des voitures à 96 millions FCFA.

On ne peut plus continuer à vivre dans un pays où les universités n'ont pas de laboratoires et bibliothèques mais on dépense 50 milliards fcfa pour offrir des cadeaux aux étudiants.

On ne peut plu ms continuer à vivre dans un pays où des mamans perdent leurs enfants dans des maternités parce que la césarienne est payante.

On ne peut plus continuer à vivre dans un pays où une chaîne de télévision appelle à l'extermination d'une communauté ethnique en toute impunité.

On ne peut plus continuer à vivre dans un pays des populations n'ont pas d'eau, n'ont pas d'électricité mais n'ont pas le droit de se plaindre.

On ne peut plus continuer à vivre dans un pays où des parents investissent des millions pour les études de leurs enfants qui au final ne trouvent pas de travail s'ils n'ont pas de réseaux.

Nous devons résister face à ce système au moins pour l'avenir de nos enfants. C'est une question de vie ou de mort. Nous sommes au bout de la victoire.

Résistons.

Rien n'est fini tant que ce n'est pas fini.

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