Mali: Les génies de la robotique de Bamako

De plus en plus de start-up dans le domaine de la robotique se créent au Mali. Un centre national collaboratif d'éducation en robotique, communément appelé Robots Mali, forme des ingénieurs très pointus.

Smart City ou "ville intelligente" : c'est le projet que présente l'équipe de Robots Mali au forum panafricain sur la robotique qui ouvre ces portes ce 3 juillet au Ghana.

Les étudiants maliens excellent dans ce domaine avec notamment un prestigieux prix décroché lors du First Global Challenge en 2017 à Washington.

Ibrahim Cissé, étudiant-encadreur et développeur à Robots Mali, passe ses journées dans un laboratoire. A 22 ans, il nourrit beaucoup d'espoir pour sa start-up Ibracy Links qu'il ambitionne de placer au sommet de la technologie et de l'intelligence artificielle en Afrique.

"La plupart des entreprises dans ce domaine sont des entreprises occidentales comme Google, Uber, Microsoft ou encore Amazon qui sont toutes des entreprises américaines et qui ont colonisé du point de vue technologique l'Europe et partiellement l'Asie. Ils ont oublié l'Afrique", se désole l'étudiant.

"C'est la raison pour laquelle nous sommes en train de mettre en place notre structure pour également évoluer dans ce domaine", nous dit-il.

Ibrahim Mounkoro, évolue, lui dans une tout autre sphère dans l'univers des robots.

L'étudiant de 21 ans en mécatronique, une discipline qui allie à la fois l'informatique, l'électronique, la mécanique et l'automatisme, est le chargé des drones à Robots Mali.

Egalement le fondateur de la Start-up YelenKura, Ibrahim Mounkoro, explique qu'il y a "deux marques de drones actuellement au centre. Les drones de dernière génération de marque espagnole, nous avons également des Air Block. Actuellement, nous avons des applications que tout le monde peut utiliser, des enfants jusqu'aux plus âgés. Nous avons aussi des drones plus avancés que nous utilisons. Ils interviennent dans beaucoup de domaines et notamment dans ceux de la sécurité dans la surveillance, mais aussi dans le domaine agricole."

Au milieu des passionnés, Seydou Dao, 18 ans. Il a quitté Ségou à 240 kilomètres de Bamako, pour assouvir sa passion pour les drones.

En parfait autodidacte, car n'ayant jamais mis les pieds à l'école, il expérimente actuellement un grand projet pour son pays.

"J'ai envie de faire un drone capable d'aider nos militaires. Car il y a beaucoup de soldats maliens qui sont tués au front parce qu'ils n'ont pas de drones et donc pas d'informations fiables sur les positions des terroristes."

En plus de ses neuf agents, dont deux femmes, Robots Mali accueille également des stagiaires et organise pendant les vacances scolaires des camps d'été pour les lycéens en classe de 3e.

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