Ile Maurice: Chagos - Dégel possible entre Brits et Mauriciens

Un groupe de six Chagossiens basés aux Seychelles lors d'une visite dans l'archipel après que le gouvernement britannique leur ait permis de visiter les îles pendant une semaine en mai 2015.

Le débat autour de la souveraineté mauricienne sur les Chagos est revenu sur le tapis hier soir, au Royaume-Uni, dans la Chambre des Communes. Un dégel dans les relations est-il possible ? Oui, si on s'en tient aux propos d'Alan Duncan, ministre d'État pour l'Europe et les Amériques. Il a indiqué que les Britanniques préfèrent de loin le cadre des échanges bilatéraux.

Oui, si on retient le fait que mardi, au Parlement, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a clairement fait comprendre que Maurice ne s'oppose pas à la base militaire de Diego Garcia. Le chef du gouvernement a fait savoir qu'il est prêt à négocier des arrangements sur le long terme avec les Américains ou avec ces derniers et les Britanniques. Par ailleurs, à entendre Alan Duncan, il ne faut pas s'attendre à un retrait des Américains de Diego Garcia de sitôt. Ce serait plutôt en décembre 2036, a-t-il indiqué.

Ce débat a eu lieu un mois et 11 jours après que l'Assemblée générale des Nations unies a confirmé la souveraineté de la République de Maurice sur l'archipel des Chagos et exigé le retour, dans les plus brefs délais, de cette partie du territoire mauricien à son propriétaire. L'inscription du débat sur l'agenda de la Chambre des Communes est à mettre sur le compte du député écossais Patrick Grady, un défenseur infatigable de la cause des Chagossiens.

Sensibiliser l'opinion

S'il ne fallait pas s'attendre à grand-chose, comme l'annonce que les Britanniques mettront en application la résolution onusienne, la démarche de Patrick Grady aura atteint son objectif, comme l'a souligné hier soir Olivier Bancoult, président du Groupe réfugiés Chagos. «L'important est de sensibiliser l'opinion publique jusqu'à ce que les Britanniques cèdent.»

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