Afrique de l'Ouest: Prix plancher du cacao à 2.600 dollars la tonne - Ivoiriens, ghanéens et industriels en concertation à Abidjan

Photo: CCILCI
Cacao

Yves Brahima Koné, directeur général du Conseil du café-cacao et Joseph Boahen Aidoo, directeur général du Ghana cocoabord ont ouvert, le mercredi 3 juillet 2019 à Abidjan, la réunion du comité des experts, dans le cadre des négociations sur le prix plancher du cacao fixé à 2. 600 dollars (1. 300. 000 FCFA), la tonne, par la Côte d'Ivoire et le Ghana.

Cette réunion fait suite à celle tenue les 11 et 12 juin 2019 à Accra (Ghana), au cours de laquelle la Côte d'Ivoire et le Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux de cacao, avaient décidé de joindre leurs efforts pour lutter contre la pauvreté de leurs producteurs, en fixant le prix plancher du cacao à 2. 600 dollars, la tonne, soit 1, 3 millions de FCFA.

À l'ouverture des travaux d'Abidjan , les premiers responsables des structures de gestion du cacao de la Côte d'Ivoire et du Ghana ont appelé à des discussions franches avec les négociants, les industriels et les chocolatiers, afin d'aboutir, in fine, à des résultats probants allant dans le sens de l'amélioration des conditions de vie et des revenus des producteurs Ivoiriens et Ghanéens.

« À Accra, nous avons eu l'occasion d'échanger sur les questions qui concernent les revenus de nos planteurs.

Nous sommes tous d'accord qu'il est nécessaire d'apporter des réponses à la pauvreté de nos parents. Nous reconnaissons tous que ce sont des personnes qui vivent dans l'extrême pauvreté.

Nous allons échanger sur les questions qui vont nous permettre de donner des réponses aux questions qui ont été posées à Accra et je remercie les experts qui sont venus apporter leur expérience.

Je souhaite que nos travaux aboutissent à des résultats probants. Il faut inscrire ce que nous souhaitons pour les producteurs dans le cadre de la durabilité de la cacaoculture. Je sais qu'il y a des questions que nos partenaires souhaitent qu'on discute, notamment le travail des enfants dans la cacaoculture et la déforestation qui sont des questions importantes.

Mais, il nous faut trouver un autre cadre pour en discuter, parce que ce n'est pas à l'ordre du jour », a dit en introduction le directeur général du Conseil café-cacao, Yves Brahima Koné.

À sa suite Joseph Boahen Aidoo a rappelé le consensus obtenu à Accra, en vue d'améliorer les revenus des producteurs : « Il y a un consensus sur le fait que le planteur est la personne la plus vulnérable. Il est impératif de changer la donne, et il y a un consensus pour améliorer les conditions de vie et les revenus des planteurs, depuis les champs en passant par les industriels jusqu'aux consommateurs.

Les discussions doivent être franches et ouvertes, afin de parvenir à un consensus pour améliorer les conditions de vie de la personne la plus importante dans la chaine de valeur ». Au nom des négociants, industriels et chocolatiers présents, Scoot Amoye a exprimé un soutien à la décision des gouvernements ivoirien et ghanéen en faveur des producteurs.

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