Cote d'Ivoire: Boycott des discussions sur la CEI - Comment le complot d'EDS et du PDCI a été déjoué

Le président de la République, lors de son message à la nation du 31 décembre dernier, avait affiché sa volonté de faire droit à l'arrêt de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples pour la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI).

Cette promesse s'est concrétisée par des discussions entre le gouvernement, l'opposition et la société civile. Sous la direction du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, il y a eu au total dix rencontres dont quatre séances plénières d'information et d'orientation et six rencontres en comités restreints de haut niveau.

Faisant le bilan de ces rencontres le lundi dernier, Sidiki Diakité, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, s'est réjoui de l'ambiance dans laquelle elles se sont déroulées.

Il a regretté l'absence du PDCI-RDA et de la plateforme Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (ESD). A part les premières séances plénières d'information et d'orientation, ces deux partis ont brillé par leur absence, prétextant n'avoir pas reçu les termes de références.

« Pourtant nous les avons régulièrement conviés. Des démarches ont été entreprises, des réponses ont été apportées à leurs préoccupations. Malgré cela, ces deux partis n'ont pas participé aux différents travaux », indiquait le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité.

Malgré tous ces efforts du gouvernement, le PDCI et EDS se sont continuellement répandus dans la presse pour faire porter au gouvernement le chapeau de leur absence aux discussions.

Ces accusations ne sont en réalité que la partie visible de l'iceberg. En effet, les deux partis avaient en réalité un agenda caché dont le but était de faire perdurer les choses.

C'est donc délibérément qu'Henri Konan Bédié pour le PDCI-RDA et le professeur Georges Armand Ouégnin pour l'EDS ont décidé de ne pas participer aux discussions avec le gouvernement, les autres partis d'opposition et la société civile.

Leur agenda caché était de retarder le processus pour que le calendrier électoral de 2020 ne soit pas respecté. Ce qui leur servirait d'alibi pour évoquer la vacance du pouvoir et espérer obtenir une transition.

Au vu de l'attitude de ces deux partis, on peut conclure qu'ils n'ont jamais voulu de la réforme de la CEI comme le recommande la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples.

Ils voulaient plutôt s'engouffrer dans cette brèche pour semer le désordre. Fort heureusement, le gouvernement a très vite compris leur jeu malsain. En poursuivant les débats, il a ainsi évité le gros piège que lui tendaient le PDCI et EDS.

Il faut saluer la clairvoyance du gouvernement qui n'a pas cédé au chantage. Cette fermeté a permis de faire tomber ces deux partis dans leur propre piège. Ils ne sont plus fondés à défendre quoi que ce soit concernant la nouvelle Commission électorale indépendante.

Surtout que le gouvernement n'a rien dicté aux différents acteurs comme l'indique le rapport final des discussions. Les préoccupations des uns et des autres ont été prises en compte. La politique est certes le jeu des intérêts, mais elle est surtout le jeu de responsabilité.

C'est ce que le PDCI et EDS n'ont pas encore compris en voulant entrainer le pays dans une mauvaise voie. Malheureusement pour eux, la politique de la chaise vide n'a jamais payé. Le PDCI Daoukro et EDS vont l'apprendre à leurs dépens.

La Côte d'Ivoire ne va pas s'arrêter à cause d'eux. Le pays a besoin de se développer avec ses fils qui mettent leur intérêt personnel de côté pour l'intérêt supérieur de la nation.

Selon Sidiki Diakité, le rapport final des discussions servira de base à l'élaboration d'un projet de loi portant modification de la loi sur la CEI, qui sera soumis à l'Assemblée nationale, avant d'être promulgué par le chef de l'Etat.

Et cela, dans un bref délai pour que, comme le soutenait le président de la République récemment, la présidentielle se tienne au mois d'octobre 2020, conformément à la Constitution ivoirienne.

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