Afrique: Le Fonds vert pour le climat approuve un projet de la FAO visant à améliorer la résilience face au changement climatique au Pakistan

communiqué de presse

Songdo, Corée Du Sud — Le projet est estimé à plus de 47 millions de dollars et bénéficiera directement à 1,3 million de personnes

Le Comité de direction du Fonds vert pour le climat (GCF) a approuvé un projet de la FAO conçu afin de transformer le bassin fluvial Indus au Pakistan et d'améliorer l'agriculture et la gestion de l'eau en vue de rendre cette région importante au niveau de la production de nourriture plus résiliente face au changement climatique.

Le Fonds vert pour le climat (GCF) a accordé à la FAO une subvention de près de 35 millions de dollars pour ce projet, tandis que les gouvernements des provinces du Punjab et de Sindh se sont engagés à le cofinancer à hauteur de 12,7 millions de dollars, une somme qui sera gérée par la FAO.

Saluant la décision du GCF, Mme Maria Helena Semedo, Directrice adjointe de la FAO en charge du climat et des ressources naturelles a indiqué: «Nous sommes à un moment charnière où il est nécessaire d'innover face au changement climatique pour pouvoir proposer des solutions concrètes capables de renforcer la résilience.

La validation de ce projet - le premier projet du GCF mené par la FAO en Asie - représente une étape importante pour la FAO et son travail de soutien auprès des pays en vue de faire face au changement climatique, en partenariat avec le GCF».

Le changement climatique menace une source importante de sécurité alimentaire et de moyens d'existence

Dans le bassin fluvial de l'Indus, l'agriculture emploie près de 26 pour cent de la main-d'œuvre pakistanaise et assure plus de 90 pour cent de la production agricole du pays. Néanmoins, les longues sécheresses et inondations ont affecté des millions de personnes ces dernières années.

Des événements météorologiques d'une telle intensité vont devenir de plus en plus fréquents et graves au Pakistan, en raison du changement climatique.

Alors que les températures continuent d'augmenter et que les régimes de précipitations continuent de changer, l'eau devient de plus en plus rare et il est de plus en plus difficile pour les agriculteurs de l'utiliser, menaçant ainsi la sécurité alimentaire et les moyens d'existence des agriculteurs du bassin de l'Indus, ainsi que la sécurité alimentaire du Pakistan dans son ensemble.

«Grâce au soutien du Fonds vert pour le climat et du gouvernement, ce nouveau projet de la FAO aidera à transformer la situation actuelle de l'agriculture dans le bassin Indus et au Pakistan, en la faisant passer de région très vulnérable à une région mieux informée, avec une meilleure gestion de l'eau et des pratiques agricoles qui pourront considérablement améliorer la résilience face au changement climatique», a déclaré Mme Mina Dowlatchahi, Représentante de la FAO au Pakistan.

«Il s'agit d'un engagement majeur et nous avons hâte de travailler avec le gouvernement et les autres partenaires dans le cadre de ce projet qui devrait bénéficier a 1,3 million de personnes en milieu rural et de manière indirecte à des millions d'autres», a-t-elle ajouté.

Un engagement important qui nécessite une implication importante

Le Bassin de l'Indus - où vivent plus de 90 millions de personnes est le plus grand système d'irrigation contigu au monde - s'étend sur près de 18 millions d'hectares. L'agriculture utilise environ 90 pour cent de l'eau douce disponible au Pakistan et dans le contexte du changement climatique, le lien entre eau et agriculture est très important pour le pays.

«Le but de ce projet est aussi de coordonner des actions visant à rassembler des données, des informations et des connaissances, et ce, par le biais de technologies et de l'instauration de processus ayant pour objectif de transmettre ces informations aux autorités en charge de l'agriculture et de la gestion de l'eau, aux agents de vulgarisation et évidemment aux agriculteurs», a précisé M. Taka Hagiwara, Chef du service Asie et Pacifique au Centre d'investissement de la FAO et responsable de l'équipe technique du projet. «Ces connaissances, associées à un meilleur accès aux crédits, permettront aux agriculteurs d'adopter des pratiques efficaces telles que l'Agriculture résiliente face au climat (CRA) et la gestion de l'eau dans les exploitations agricoles (OFWM)», a-t-il ajouté.

En plus de travailler en étroite collaboration avec les agences gouvernementales des provinces, le projet travaillera également aux côtés des partenaires et des fournisseurs de services agricoles locaux (fournisseurs d'intrants, jeunes agrotechniciens) en vue de comprendre et de répondre à l'évolution de la dynamique de marché, nécessaire afin de rendre l'agriculture du bassin de l'Indus plus résiliente face au climat.

Des institutions financières importantes telles que la Banque mondiale et d'autres partenaires ont déjà exprimé un vif intérêt pour investir dans des systèmes destinés à renforcer les capacités dans d'autres districts et provinces, une fois que ce projet aura atteint les résultats escomptés.

La validation de ce projet - le premier projet du GCF en Asie supervisé par la FAO - est une étape importante du travail de la FAO auprès des pays afin de les aider à faire face au changement climatique, en partenariat avec le GCF.

Deux autres projets supervisés par la FAO ont déjà été approuvés au Paraguay et au Salvador.

La FAO aide les pays à améliorer leur planification et leurs capacités dans le cadre d'investissements liés au changement climatique, en tant que partenaire d'exécution du Programme de soutien pour la préparation du GCF. Dans les années à venir, la FAO envisage d'étendre ce soutien et de devenir un partenaire clé du GCF en facilitant la transformation du secteur agricole.

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