Togo: Des failles ou des infiltrés dans le dispositif sécuritaire de Yark Damehame ?

C'est bien une interrogation qui mérite d'être posée dans la mesure où malgré les mérites que l'homme a toujours vanté pour son dispositif sécuritaire pour bouter hors du quotidien des Togolais tout risque d'insécurité, les attaques surtout les braquages à main armée continue par délester les Togolais de plusieurs millions de F cfa.

Depuis quelques temps, Lomé est en proie aux braquages à répétition. Et à chaque opération, ce sont les braqueurs qui s'en sortent avec de l'argent à couper le souffle. A ce jour, pas un seul braqueur arrêté sur le champ d'opération, pourtant, tout se passe dans le petit cercle de Lomé.

Et pour qui connaît le Togo, son armée, son renseignement, dire que qu'on n'arrive pas à arrêter les auteurs des braquages, cela sonne dans les oreilles comme étant un mensonge. Sous d'autres cieux, l'on dirait que le dispositif sécuritaire du général ministre de la sécurité et de la protection civile serait infiltré. Vrai ou faux ?

Pour faire le bilan de l'argent emporté dans les braquages à Lomé, on risque de faire fuir les investisseurs. Et pourtant, c'est vrai. Les actes d'insécurité prennent de l'ampleur alors que le pays montre une apparence de calme, de sécurité qui règne.

Oui, au Togo, nous ne connaissons pas les actes terroristes. Sur ce point, les forces armées et autres sont à féliciter. Le pays veille au grain. Mais, ce qui rend incompréhensible et nuit aux efforts, ce sont les actes de braquages comme si nous sommes dans les films de Hollywood.

En pleine journée, à visage découvert et à bord de motos, les braqueurs frappent forts. Résultat après leur passage, des millions emportés. Et la question qui revient à l'esprit est simple : qui sont ses braqueurs qu'on arrive pas à arrêter ? Sont-ils réellement des vrais braqueurs ?

Le dispositif sécuritaire du Général Yark Damehane est-il infiltré ?

La recrudescence de braquages ces derniers temps à Lomé, la capitale togolaise inquiète de plus en plus la population. L'on a en mémoire, qu'en moins de deux semaines plus de trois braquages ont été commis dont le dernier en date était celui du siège de la fédération togolaise de football dans la nuit.

Cette semaine qui s'est achevée, deux braquages ont profité aux auteurs, 5 millions et 19 millions 500.000 Fcfa emportés.

Il convient aussi de rappeler que depuis le 28 Août dernier avec le braquage d'une station d'essence T-Oil dans le quartier populaire de Bè, il s'en est suivi une série de braquages dont celui d'un congolais au quartier Hanoukopé.

Rappelons qu'avant ces braquages, il y a eu aussi une série de profanation des mosquées toujours à Lomé et dont les auteurs ne sont toujours pas identifiés. Chose curieuse, jusqu'ici, aucun auteur des braquages n'est encore interpellé.

Cette situation devient chaque jour inquiétante au point de semer la psychose au sein de la population dans la mesure où elle ressemble davantage à une forme de défiance de l'efficacité du dispositif sécuritaire mis en place par les autorités en charge de la sécurité et de la protection civile avec à la tête le général de brigade, Yark Damehane.

Outre ce défi, les actes de braquage jouent en défaveur du plan national de développement (PND) quand on sait que le pays est à la recherche d'investisseurs étrangers pour la réussite de ce plan.

Qui serait cet investisseur qui bien qu'ayant la volonté, va courir le risque de venir investir dans un pays où règne l'insécurité ?

C'est à ce point que, les autorités doivent taper du poing sur la table en disant, terminée la récréation.

Si non, lorsque le citoyen se sent abandonné, le seul moyen qu'il finira par utiliser en cas d'arrestation d'un quidam pour vole par exemple, c'est le recours à la vindicte populaire qui n'est pas du tout une bonne chose.

Alors, les autorités togolaises doivent prendre ce qui se passe dans cette affaire de braquage en série pour voir clair, qui fait quoi, comment et pourquoi ?

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