Cameroun: Affichage publicitaire - Yaoundé veut de l'ordre

Les acteurs du secteur se sont réunis jeudi dernier à la Communauté urbaine pour un workshop y relatif.

Le paysage publicitaire de la cité capitale connaît des dysfonctionnements depuis un certain temps. Entre affichage anarchique et non respect de la réglementation, il était temps pour la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) de tirer la sonnette d'alarme.

Ramener de l'ordre dans le secteur était ainsi le leitmotiv du workshop qui a réuni jeudi dernier à l'Hôtel de ville de Yaoundé, les acteurs de la publicité que sont les annonceurs, les régies publicitaires et la CUY elle-même.

Tout au long de la journée, les participants ont débattu sur plusieurs sujets avec pour but d'éclairer les zones d'ombre qui prêtaient à confusion dans certains textes de loi régissant l'organisation et le fonctionnement du secteur de la publicité dans notre pays.

Les travaux que pilotaient Jean Ngougo, président du Comité de la publicité à la CUY ont été présentés en plusieurs modules. Revue des textes régissant l'activité de l'affichage publicitaire au Cameroun, mutations de l'affichage publicitaire, constituent entre autres les thèmes développés.

« Le délégué du gouvernement a décidé que tous les acteurs se réunissent aujourd'hui pour relire la loi et voir l'organisation de l'activité de la publicité pour qu'on parte tous sur la même base. Il y a une loi qui définit qui fait quoi. Qu'est-ce qui est permis d'afficher et qu'est-ce qui ne l'est pas ? », a relevé Jean Ngougo.

Sur le terrain le constat est implacable. L'anarchie et le désordre se lisent à travers des affiches de tout genre. « Toutes nos rues sont encombrées d'affiches. Des innovations et exemples de toutes les espèces sont par ailleurs copiés dans d'autres villes pour être implémentés à Yaoundé », a dénoncé Sylvie Melingui Essomba, inspecteur des services à la Communauté urbaine.

L'espace urbain appartenant à la ville, les annonceurs et régisseurs publicitaires ont été appelés à se rapprocher des collectivités. Le but de ce workshop n'étant pas de réprimer mais de sensibiliser les acteurs, les responsables de la municipalité ont par ailleurs annoncé des sanctions pour les récalcitrants.

« Nous pensons que le délégué du gouvernement peut prendre la décision de passer à la répression, en suspendant d'activité publicitaire tous les régisseurs qui ne se conformeront pas », a assuré Junior Mbilongo

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