Cote d'Ivoire/Mali: Bouaké - Scènes de liesse après la victoire des Eléphants

Après avoir subi la domination de leurs adversaires les Aigles du Mali, les Pachydermes accèdent aux quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) en Égypte. Victoire à la suite de laquelle nombre de Bouakéens ont fait exploser leur joie dans plusieurs quartiers de cette ville qui abrite la plus grande concentration de ressortissants maliens au monde.

Le tumulte a parfois laissé place à des situations tendues, comme au quartier Dar-es-salam où des chefs de communautés ont dû intervenir au secteur "Sakabo", suite à une palabre entre deux jeunes bergers maliens et un jeune commerçant ivoirien.

"Avant le match, nous avons parié. En cas de victoire de la Côte d'Ivoire, ils doivent me donner 15.000 francs CFA vice versa. La Côte d'Ivoire a gagné et ils refusent de me donner mon argent.

Chose que je n'ai pas digérée. Mais tout est rentré en ordre. Ce sont mes frères et ils savaient très bien que même avec une patte cassée, les Aigles du Mali ne pourront jamais battre les Éléphants de Côte d'Ivoire.

Certes les Éléphants n'ont pas convaincu mais ce n'est pas le Mali qui va arrêter la marche", a dit le jeune ivoirien, Bakayoko Moussa. Au quartier Sokoura, Koko, Maroc et Belleville également, la ferveur des Ivoiriens était palpable.

«Bouaké, deuxième capitale malienne, nous avons mis les Aigles en cage», s'exalte Bintou Traoré, commerçante ivoirienne mariée à un Malien.

Quelques minutes plus tôt, après le coup de sifflet final de cette rencontre de football, des étudiants avaient investi la ville pour féliciter leur équipe nationale et réaffirmer la suprématie des Éléphants aux ressortissants maliens vivant à Bouaké.

Cette liesse à Bouaké était bon enfant. Des célébrations ont également eu lieu au village CAN sis au palais du Carnaval à Bouaké.

Ce village CAN a été offert gratuitement aux populations de Bouaké par Amadou Koné, ministre des Transports afin de leur permettre de suivre en direct tous les matchs de la CAN 2019.

Il convient aussi d'évoquer les risques énormes pris par certains supporters qui n'hésitent pas à rouler en voiture ou à moto à vive allure sans casque ou se joncher sur les capots ou sur les toits des véhicules, au mépris des règles de sécurité les plus élémentaires.

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