Maroc: Des échanges à Rabat sur les enjeux des administrations fiscales africaines

Des experts d'environ 20 pays africains ont pris part, les 4 et 5 juillet à Rabat, à la première édition de la Master Class des administrations fiscales africaines en vue de partager leurs expériences et d'échanger sur les enjeux de la fiscalité au niveau du continent.

Les chefs des administrations fiscales africaines ont mené lors de cette Master Class, organisée conjointement par la Direction générale des impôts (DGI) et le Forum sur l'administration fiscale africaine (ATAF), des discussions fructueuses sur la mobilisation des ressources nationales par le biais de la fiscalité au service des objectifs de développement de leurs pays respectifs.

Les participants à cette première édition, qui a été également l'occasion de célébrer le 10ème anniversaire de l'ATAF, se sont, par ailleurs, penchés sur le rôle que jouent les chefs d'administrations fiscales dans la réalisation des objectifs de recouvrement des recettes fixés par leur gouvernement et dans la mise en œuvre des décisions stratégiques et opérationnelles, rapporte la MAP.

Ces deux journées ont permis de pousser la réflexion sur l'avenir des métiers fiscaux ainsi que sur les problématiques qui se présentent au niveau de la conformité fiscale à l'échelle internationale, a indiqué, dans une déclaration à la MAP, le directeur général de la DGI, Omar Faraj.

Le système fiscal du Maroc constitue un modèle pour plusieurs pays, a-t-il relevé, soulignant l'intérêt du partage d'expériences en matière de fiscalité au niveau du continent, puisqu'une "doctrine africaine en la matière ne fera que renforcer notre position et nous rendre plus forts".

Pour sa part, le secrétaire exécutif de l'ATAF, Logan Wort, a fait savoir que la Master Class a porté sur le développement des stratégies fiscales ainsi que les fondamentaux de leadership et management nécessaires en vue de la mise en place de solides administrations fiscales africaines pour la collecte des recettes des États.

Il a rappelé qu'au niveau du continent africain, le ratio des impôts au PIB est passé de 14% à 18% sur les dix dernières années, notant que l'ATAF ambitionne d'atteindre un ratio de 24% sur les 4 prochaines années.

De son côté, le président du Conseil de l'ATAF et président exécutif du Service fédéral des recettes intérieures du Nigeria, Tunde Fowler, a indiqué qu'à l'issue de cette Master Class, les chefs d'administrations fiscales africaines ont partagé leurs expériences, les défis auxquels ils sont confrontés et les enseignements tirés en matière de financement adéquat de leurs gouvernements respectifs.

Ces deux journées ont été également l'occasion de présenter les mutations que connaît le domaine de l'économie, notamment l'économie digitale, a-t-il affirmé, mettant en avant la nécessité de renforcer les partenariats et la coopération entre les pays africains en matière de fiscalité.

Cette Master Class fait partie des efforts de l'ATAF afin de promouvoir des relations plus étroites entre les administrations fiscales du continent tout en renforçant leurs capacités par le dialogue et l'engagement entre pairs.

Elle vise à fournir aux chefs des administrations fiscales une plate-forme annuelle pour discuter des questions présentant un intérêt pour l'agenda fiscal national, continental et international permettant ainsi le partage d'idées et de meilleures pratiques, l'acceptation d'une orientation commune en matière de politique fiscale et la recherche de solutions pratiques aux défis communs.

Trente-huit pays d'Afrique sont membres de l'organisation internationale ATAF, qui est reconnue comme le leader continental en matière fiscale et la voix du continent sur la scène fiscale mondiale.

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