Afrique: CAN 2019 - La VAR entre en jeu

Photo: cafonline
Les arbitres prêts à utiliser l’assistance vidéo (VAR) dès les quarts de finale

L'édition 2019 de la coupe d'Afrique des nations est sans conteste celle ces innovations. La confédération africaine de football, sous la gouvernance de son président, Hamad Ahmad, ayant décidé de révolutionner le format de la compétition a-t-elle bien pris la mesure des choses ?

En tout cas, les réformes sont là et elles sont de 3 ordres, à savoir le passage du tournoi à 24 équipes au lieu de 16, la reprogrammation de la CAN en juin et juillet et enfin l'introduction de la VAR (l'arbitrage par vidéo assistance) à partir des quarts de finale.

Sur le premier fait, et on ne cessera de le dire, on a surtout assisté à la révélation des «équipettes». Elles ont bousculé la hiérarchie du football africain pour passer d'outsiders à challengers imprévisibles.

Parmi ces grosses révélations, on a le Bénin, qualifié en tant que meilleur 3e, et Madagascar, qui a eu l'incroyable mérite de passer en tête devant le Nigeria et la Guinée.

D'ailleurs, c'est une autre phase qui commence avec l'essorage qui a renvoyé à la maison des prétendants sérieux comme l'Egypte, le Cameroun et le Maroc.

Pour ce qui est du changement de date, il fait ses effets avec non seulement des matches qui se jouent sous la canicule, mais également des joueurs qui arrivent en sélection assez épuisés.

En effet, par le passé, la biennale du football africain se tenait au mois de janvier, ce qui donnait plus de fraîcheur aux athlètes, car ils n'avaient pas encore disputé une pléthore de matches en club (surtout en Europe).

Mais la primeur, c'est qu'à partir de demain, où débutent les quarts de finale, on va assister à la 3e innovation de cette CAN, c'est-à-dire l'entrée en jeu de la VAR. Le débat en tout cas sur son utilité se poursuit. Tout le monde ne voit pas le bien-fondé de cette technologie, si bien qu'il y a les pro et les antiVAR.

On n'arrivera sans doute jamais à les mettre d'accord. C'est peut-être ce degré d'incertitude qui donne au ballon rond tout son piquant. Maintenant qu'est-ce que cela va donner ? Surtout en terre africaine ? On est curieux de le savoir.

C'est vrai qu'en Egypte il n'y a pas de risque de coupure de courant, mais on peut tout de même craindre son fonctionnement comme lors de la finale de la ligue africaine des champions entre l'Espérance de Tunis et le WAC de Casablanca.

L'on se rappelle que la première fois où la vidéo avait fait son apparition en terre africaine, elle avait créé la polémique, car elle est tombée en panne au cours d'une rencontre.

Par ailleurs pourquoi attendre les quarts de final pour introduire la VAR ? Il y a certes des raisons financières et techniques qui expliquent cette décision de l'instance dirigeante du football continental, mais c'est en fait une sorte d'injustice parce que si la VAR était impliquée dès le premier match, la composition des quarts de finale et des huitièmes n'aurait pas forcément la configuration actuelle.

Il n'y avait pas de raison que la RDC ne passe pas face à Madagascar, ou peut-être que le Ghana soit éliminé par la Tunisie. On a renvoyé à la maison des équipes qui auraient pu se qualifier si la VAR existait ; autrement dit, il y aura toujours plusieurs footballs selon qu'on est pauvre ou riche.

En attendant, on continuera de conjecturer sur les 4 matches restants. Jusque-là, l'équipe qui a le plus convaincu dans sa prestation est sans aucun doute l'Algérie.

Depuis le 1er tour, elle montre un football sérieux et bien élaboré. Et si le football est logique, ce qui n'est pas toujours le cas, il n'y a pas de raison que cette équipe ne se retrouve pas dans le dernier carré.

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Plus de: L'Observateur Paalga

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