Sud-Soudan: Les Sud-Soudanais en attente de la paix, après huit ans d'indépendance

Ce 9 juillet, cela fait huit ans que le Soudan du Sud a accédé à l'indépendance, à la suite d'un referendum d'autodétermination, qui s'est tenu du 9 au 11 janvier 2011, qui a consacré la sécession avec le grand Soudan.

Ce 9 juillet, cela fait huit ans que le Soudan du Sud a accédé à l'indépendance obtenue à la suite d'un referendum d'autodétermination, organisé du 9 au 11 janvier 2011, et qui a consacré la sécession avec le grand Soudan.

Seulement, huit ans après cette proclamation du Soudan Sud comme pays souverain, l'objectif de paix visé est loin d'être atteint.

En témoignent la situation sécuritaire toujours fragile sur le terrain. Les accords signés entre les deux rivaux Salva Kiir et Riek Machar n'ont pas permis jusque-là de trouver un terrain d'entente.

Selon la mission des Nations unies au Soudan du Sud (UNMISS), plus de 100 personnes ont été tuées récemment, alors que l'accord conclu entre les deux hommes forts devait permettre de mettre fin aux luttesentre les Dinkas, l'ethnie de l'actuel président Salvar Kiir, et les Nuers, l'ethnie de Rieck Machar.

Mais rien n'y fait. La situation reste difficile et l'ONU évoque même la recrudescence des actes de viols.

Des hostilités qui perdurent

Pour rappel, c'est en 2013 que le Soudan du Sud a basculé dans une guerre civile entre partisans du président Salva Kiir et ceux du Vice-président Rieck Machar, faisant plus de 380.000 morts et plus de six millions de déplacés.

Depuis, la situation peine à se stabiliser entre les deux parties. Les combats ont été menés à Juba, la capitale du pays, mais aussi dans d'autres villes telles que Malakal, Bentiu, en violation de la trêve annoncée entre les deux camps.

Depuis 2013 jusqu'à ce jour, la situation de crise perdure, en dépit des actions de paix menées par les organisations internationales sur le terrain.

Les accords de cessez-le-feu permanents signés à Khartoum les 7 juillet et 5 août 2018 se sont révélés inefficaces. Ces accords prévoyaient que Rieck Machar retrouverait son poste de premier vice-président pendant trois ans.

Pour l'heure, la situation de crise persiste dans le pays, remettant en cause l'utilité même de l'indépendance du pays.

Vers une sortie de crise?

La situation de crise pourrait toutefois connaître un dénouement heureux si tout se passe bien avec les négociations en cours entre les deux parties en conflits. C'est ce qu'a laissé entendre Kag Sanoussi, président de l'Institut international de gestion des conflits qui se dit d'ailleurs confiant quant à une sortie de crise. Celui-ci souligne toutefois que les acteurs politiques doivent être encadrés pour atteindre l'objectif de la paix.

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