Madagascar: Toamasina - Un ressortissant réclame la restitution de ses enfants

Se sentant victime d'une injustice due à une décision judiciaire, un ressortissant français résident à Toamasina veut alerter les autorités compétentes sur son cas. Cette décision lui a ôté son autorité parentale envers ses trois enfants, suite à son divorce avec son épouse.

De nationalité malgache, cette dernière a demandé à se séparer de lui après 11 ans de mariage. L'histoire remonte au 23 mars 2018, lorsque l'épouse a introduit une demande de divorce auprès du Tribunal de Toamasina, accompagnée d'une convention de garde des enfants, et du partage des biens.

Le projet initial étant pour la mère et les enfants de partir au Canada avec une pension fixée en conséquence, si tout s'était déroulé à l'amiable et d'un commun accord comme prévu. Ce qui n'a malheureusement pas été le cas.

Le 16 mai 2018, le jugement de divorce fut rendu en donnant la garde exclusive à la mère, et un droit de visite large au père. Le 29 mai 2018, l'épouse a déposé une plainte pour adultère et violence conjugale contre le mari. Des accusations dont ce dernier dénonce le fondement.

L'attestation médicale du 15 Février 2018, constatée 5 jours après les soi-disant faits du 10 Février 2018, mentionne une contusion au pouce et douleur aux côtes qui n'ont jamais été prouvées avoir été commises par l'accusé.

Aucune enquête policière ou photos n'ont été non plus produites pour prouver cette prétendue violence conjugale. Par contre, le juge s'est appuyé sur ces deux accusations pour lui retirer son droit sur ses enfants.

Depuis, il affirme n'avoir plus revu ses enfants depuis le 3 août 2018, et n'avoir plus été capable d'entrer en communication librement avec eux. Le 29 août, il affirme avoir découvert par hasard sur les réseaux sociaux que son fils a été géolocalisé en France dans la région de Guyancourt.

Ayant réussi à repérer où se trouvaient ses enfants, c'est à ce moment qu'il affirme avoir été informé qu'il ne disposait plus d'autorité parentale sur ses propres enfants, alors qu'il n'a jamais été notifié ou entendu réellement, comme le stipule le code de procédure civil de l'existence ou instruction de cette ordonnance.

Il admet qu'après avoir fait un recours auprès de la justice française, il a réussi à faire venir ses enfants chez lui à Toamasina pour passer simplement des vacances.

En effet, il réclame au tribunal malgache de lui remettre ses droits perdus. Pour ce faire, il affirme avoir saisi le CSM, ainsi que le Pôle Anti-Corruption, le Bureau de l'Intégrité, ainsi que les affaires judiciaires, sur ce dossier.

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