Congo-Kinshasa: 51ème anniversaire du barreau congolais - Me Kalala fustige les récentes prestations des avocats œuvrant dans les Hautes juridictions

Cinquante-un ans après, la profession d'avocat court à perte de vitesse, pense Me Kalala, avocat près la Cour suprême de justice. Pour cet avocat éclairé, cette noble profession doit se remettre en question et cibler le vrai type d'avocat à admettre devant les hautes juridictions du pays.

Concernant les tout derniers arrêts de la haute cour, Pierre Kalala fustige l'implication du Chef de l'Etat au stade actuel dans les contentieux électoraux du 30 décembre 2018 et pense que l'erreur juridique a déjà été cautionnée dès le départ et que les juges ont violé la loi.

Après les invalidations en cascade des députés dont la majorité était de l'opposition, le congolais lambda observe les limites de cette haute juridiction et ce ne sont pas les spécialistes qui diront le contraire. Me Kalala est l'une de ces personnes qui pense que les hommes de la loi devraient se remettre dans les rangs. Pas plus tard que mercredi 10 juillet 2019, le barreau de la RDC totalisait 51 ans. Pour Me Kalala, cet avocat ayant travaillé près de la cour suprême de justice, il est temps que l'on évacue la problématique de quel avocat admettre devant le Conseil d'Etat et la Cour constitutionnelle, selon leurs compétences.

La vraie préoccupation de cet avocat patenté est celle de réfuter à tous égard toute implication du Chef de l'Etat au stade actuel dans l'application des arrêts de la Cour constitutionnelle. Pour lui, leur décision est irréversible car, on ne devra pas aller de recours en recours ou de contestation en contestation. Mais pire, il fustige tout apport du Président de la République dans la décision des juges, chose qu'il juge d'illégale. Déjà, il avait interféré dans cette affaire et cela a causé un tumulte au sein de la classe politique, surtout dans l'opposition.

C'est dans cette optique que Me Kalala qui considère que la loi a été déjà violée sur toute la ligne, il était irrespectueux d'impliquer davantage le Chef de l'Etat, Félix Tshisekedi dans ces affaires, considérant que les avocats de la cour d'appel ont aussi massacré la loi électorale. Ne doivent aller au parlement selon lui, que les candidats ayant été proclamés élus par l'institution de la CENI et non ceux de la cour constitutionnelle. Mais, le vin est déjà tiré, car le dernier mot doit revenir selon ladite loi à la Haute Cour.

A bâtons rompus, Me Kalala critique la démarche aussi scandaleuse qu'ont entrepris les hautes juridictions du pays en mettant en mal même la crédibilité de ces dernières et se dit disposé et ouvert à n'importe quel débat public avec les différents experts en cette matière pour discuter sur la problématique de représentation devant les hautes juridictions. Cela ne lui a pas empêché de recommander une refonte structurelle totale de la haute cour pour éviter prochainement ces genres de désagréments qui n'honorent en rien la profession, encore que cette dernière ait vieilli en âge.

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