Congo-Kinshasa: Alternative Mining Indaba - La rencontre de Kinshasa recommande l'application totale du Code minier

Le secteur minier en RDC est en train de connaître des avancées. Pour que ce secteur rende réellement service aux populations, les parties prenantes prennent des initiatives dans le sens de faire avancer les choses.

Une année après la promulgation du Code minier révisé en République démocratique du Congo, cette loi minière souffre d'une application stricte. Pour qu'il soit efficace, le Code minier doit être totalement appliqué. C'est l'une des recommandations formulées à l'issue de trois jours des travaux de l'Alternative Mining Indaba (AMI) organisés du 9 au 11 juillet à Kinshasa.

« Après avoir évalué le code, nous nous sommes rendu compte qu'il y a encore beaucoup de choses à faire. Il faut donc totalement appliquer le code. Et l'application commence aussi par la vulgarisation. Le Code minier n'est pas encore vulgarisé. Nous sommes satisfaits d'apprendre que le travail de vulgarisation que la Société civile a commencé sera suivi par un lancement officiel de la vulgarisation du Code minier dans les tout prochains jours », a déclaré Georges Bokondu, chargé de programmes à l'Observatoire des ressources naturelles en Afrique australe (SARW).

L'impact du Code minier révisé, notamment en matière de recettes, a également fait l'objet d'échanges à la rencontre de Kinshasa. A ce sujet, les participants sont arrivés à une conclusion selon laquelle les effets de la loi sur les recettes de l'Etat ne se font pas encore sentir.

Les participants estiment que tout ce qui a été créé comme fonds puisse être bien géré. Ce qui passe d'abord par mettre de l'ordre en ce qui concerne la récolte de ces fonds.

En ce qui concerne le fonds minier, qui a constitué l'un des points ayant fait parler tout le monde, les participants ont recommandé que l'Etat puisse prendre, dans les tout prochains jours, prendre un décret qui doit organiser ce fonds. « Ce fonds-là ne doit pas être de l'argent qu'on garde à la Banque centrale du Congo (BCC), mais les fonds qui pourront servir à faire des réalisations qui pourront servir des générations futures.

Les participants sont également revenus sur le fonds sur la géologie, les fonds sur la découverte de nouveaux gisements et autres.

Dans son mot de clôture, le secrétaire général aux Mines a rassuré tous les acteurs du secteur minier et toutes les parties prenantes que tout est mis en œuvre à ce jour, pour une application efficiente et efficace de toutes les dispositions du Code minier. Il a indiqué que le ministère des Mines continuera à travailler avec toutes les autres parties prenantes dans un esprit de dialogue pour faire avancer les choses.

« L'évaluation du Code minier a montré que le chemin à parcourir est encore long. Dans les tout prochains jours, une campagne de vulgarisation du Code minier révisé sera lancée... . Le ministère prend note de la proposition d'organiser une table ronde sur l'exploitation minière artisanale », a-t-il déclaré.

Parmi les recommandations phares de la rencontre de Kinshasa, l'on note, entre autres, le renforcement des Congolais afin de saisir les opportunités offertes par le Code minier révisé.

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