Mozambique: António Guterres demandant « combien de personnes ont vu leur maison détruite », presque toutes lèvent la main

12 Juillet 2019

Au deuxième jour de sa visite au Mozambique, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, continue de rencontrer des victimes du cyclone Idai qui a dévasté le pays au mois de mars, avant que six semaines plus tard, le cyclone Kenneth ravage l'État d'Afrique australe.

A Beira, seconde ville du pays, le chef de l'ONU s'est rendu à l'école du 25 juin où il a entendu les témoignages des personnels et des élèves sur l'impact de la catastrophe, encourageant ces derniers à poursuivre leurs études.

Le directeur, Frederico Francisco, a montré les dégâts du cyclone qui ont dévasté la plupart des salles de classe. Idai est considéré comme le cyclone le plus violent ayant traversé l'Afrique australe depuis des décennies.

Sur place, le Secrétaire général a parcouru plusieurs salles de classe, demandant aux enfants à quoi ressemblait le cyclone et ce qu'il avait fait dans son école.

A un moment donné, il a demandé combien d'enfants avaient vu leur maison détruite. Presque tous ont levé la main.

António Guterres a promis que l'école serait reconstruite et qu'elle serait « très belle ». Il a également expliqué ce qu'était l'Organisation des Nations Unies.

« C'est un endroit où tous les pays se réunissent pour essayer de résoudre les problèmes du monde. Parfois oui, parfois non ».

Toujours à l'école du 25 juin, António Guterres a trouvé un groupe de personnes handicapées qui ont survécu à la catastrophe. Il a entendu les témoignages d'une personne atteinte d'albinisme, amputée, paraplégique, malentendante et la mère d'un enfant vivant avec une maladie mentale.

« Notre obligation est de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider, en particulier les personnes les plus vulnérables, qui ont le plus souffert de cette tragédie », a déclaré le chef de l'ONU.

Il s'est ensuite rendu au camp de Mutua, qui accueille des centaines de milliers de familles.

S'adressant aux journalistes pendant le vol, António António Guterres a déclaré que « même si ce n'est plus le pic de la crise » causée par les deux cyclones qui ont frappé le pays,il est toujours nécessaire de souligner « la gravité du problème et la nécessité de l'aide internationale ».

Selon le chef de l'ONU, les deux cyclones qui ont frappé le Mozambique en l'espace de six semaines sont « une démonstration claire de ce que produit le changement climatique ».

António Guterres a souligné la double nécessité à la fois d'« accroître la solidarité pour la reconstruction et d'alerter le monde que l'évolution du changement climatique est beaucoup plus dangereuse qu'on ne l'avait cru ».

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