13 Juillet 2019

Cote d'Ivoire: Zlecaf - Des possibilités commerciales immenses pour les entreprises ivoiriennes

Un événement important dans la vie du continent africain. La phase opérationnelle de la Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf) a été lancée, dimanche 7 juillet 2019, à Niamey (Niger) lors du 12e sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine. Cette zone géographique continentale dans laquelle les biens et les services vont circuler sans restriction entre les Etats membres de l'Ua sera une véritable opportunité pour les entreprises ivoiriennes si elles parviennent à relever certains défis.

L'entrée en vigueur la plus rapide de toute l'histoire des négociations au sein de l'Union africaine (Ua). Signé le 21 mars 2018 à Kigali (Rwanda) par 44 pays africains, l'accord sur la Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf) est en vigueur depuis le 30 mai 2019 après sa ratification par 24 Etats.

Une célérité qui montre tout l'intérêt que les pays signataires accordent à l'accroissement des échanges intra-africains. Et cet accord favorise le commerce entre Etats en supprimant les droits de douane et en faisant baisser les barrières non-tarifaires c'est-à-dire les obstacles qui entravent le commerce par des mécanismes autres que l'imposition des tarifs douaniers.

Il régit le commerce des marchandises, des services, les investissements, les droits de propriété intellectuelle et la politique de concurrence. Ainsi, en vertu de l'accord sur la zone de libreéchange, les Etats parties vont éliminer progressivement les droits à l'importation ou taxes sur les produits originaires du territoire d'un autre Etat partie.

Selon l'article 7 alinéa 3 de l'accord, « les droits à l'importation comprennent tous les droits ou impositions de quelque nature qu'ils soient perçus à l'importation ou en relation avec l'importation de marchandises expédiées d'un Etat partie vers un destinataire dans un autre Etat partie».

Une niche d'opportunités Pour l'heure, avec ses 54 pays signataires, la Zlecaf se présente comme la zone de libre-échange la plus vaste au monde. C'est dire qu'il y a « à boire et à manger pour tout le monde ».

Les opportunités sont en effet nombreuses pour l'économie ivoirienne. Avec un taux de commerce intra-africain aux alentours de 34% dont 25% pour la Cedeao, la Côte d'Ivoire a une économie ouverte sur l'extérieur. La suppression des barrières va donc permettre de décupler le volume des échanges des industries ivoiriennes.

Toute chose qui contribuera à augmenter leur chiffre d'affaires, leurs capacités de transformation et par ricochet, de création d'emplois en Côte d'Ivoire. Les petites et moyennes entreprises ont également là l'occasion d'accéder à de nouveaux marchés, de nouer des partenariats, de mener des activités avec des entreprises similaires, d'exporter sans difficulté leurs produits au-delà de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao).

Comme autres opportunités pour les entreprises ivoiriennes, on peut citer l'accès à l'investissement direct étranger, la réduction des coûts des intrants, l'augmentation de l'efficacité et le transfert de technologie ainsi que la facilitation des échanges avec les autres Etats du continent.

Les opportunités sont nombreuses pour l'économie ivoirienne mais cela implique des politiques publiques optimales afin de permettre à la Côte d'Ivoire de s'inscrire dans une posture de compétitivité et de tirer profit de son avantage comparatif.

Aussi le gouvernement travaille-t-il à la mise à disposition des industriels des zones industrielles sur l'ensemble du territoire national et à diversifier la base industrielle du pays. « Nous mettrons en place des normes industrielles afin de protéger notre industrie et nous travaillons à promouvoir la protection de nos inventions. C'est sur un ensemble d'écosystème que nous travaillons », a déclaré le ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Promotion des PME, Souleymane Diarrassouba, en mai dernier à l'ouverture d'un forum de sensibilisation sur la Zlecaf.

Au nombre des défis à relever pour accéder aux opportunités qu'offre la Zone de libre-échange continentale africaine, les entreprises ivoiriennes devront se former aux instruments juridiques de la Zlecaf notamment le protocole sur le commerce des marchandises et des services et sur les règles relatives au règlement des différends.

Par ailleurs, elles doivent apprendre à utiliser les instruments qui sont en train de se mettre en place en parallèle dont l'Observatoire du commerce africain ainsi que les instruments nationaux créés pour les appuyer. Ce sont entre autres le Comité national de la Zlecaf dont l'objectif est d'informer et de sensibiliser les entreprises nationales sur la zone de libre-échange, et Côte d'Ivoire PME.

Autre clé de leur succès dans ce vaste marché, les entreprises ivoiriennes devraient s'atteler à mettre en place une stratégie de compétitivité globale qui va amener le client à préférer leur produit à tel autre. En outre, il leur faut être réactives et avoir l'esprit d'anticipation. C'est à ce prix qu'elles vont tirer profit de la Zlecaf.

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