Congo-Brazzaville: A propos de l'accord conclu entre le FMI et le Congo

Que les détracteurs du Congo, tout spécialement dans la presse internationale, soient déçus ou plus exactement décontenancés par l'accord que vient de conclure le Fonds monétaire international avec le Congo n'a rien de surprenant. Survenant au terme des longues, très longues discussions qui ont convaincu les experts de cette puissante institution du bien-fondé de la demande d'aide présentée par les autorités congolaises, l'accord annoncé vendredi montre, en effet, que les attaques menées contre celles-ci depuis des mois ne reposaient en réalité sur aucune base sérieuse. S'il en allait autrement, jamais le Conseil d'administration du FMI n'aurait pris le risque d'accorder la facilité élargie de crédit qui permettra au Congo d'accélérer fortement son redressement économique et financier dans les mois à venir.

Le problème qui va maintenant se poser à ces mêmes détracteurs est celui du sérieux de leurs analyses concernant Brazzaville, mais aussi et plus généralement le Bassin du Congo. Se référant jusqu'à présent à des sources pour le moins discutables dans le but de nourrir leurs critiques contre cette partie de l'Afrique présentée par eux à longueur de colonnes et d'émissions radio comme un désert démocratique, la terre de toutes les dérives, l'enfer de la corruption, ils vont devoir soit faire machine arrière sans pour autant reconnaître s'être trompés, soit trouver de nouveaux arguments négatifs. Avec toutefois cette difficulté supplémentaire qu'en approuvant le projet d'accord présenté par ses experts, le FMI a confirmé le sérieux des décisions prises par les autorités de Brazzaville pour mettre de l'ordre dans la gouvernance interne du Congo et redresser ses finances publiques.

S'il est vain d'espérer que l'image projetée du Congo par les grands médias occidentaux changera du matin au soir tant est prégnante, dans ce monde clos, la pesanteur des a priori et des idées toutes faites, il ne l'est pas de penser qu'une communication rationnelle, argumentée, fondée sur les réalités du temps présent et transmise par les moyens techniques les plus modernes aurait très vite des effets positifs. Bien des pays à travers le monde en ont apporté la démonstration tout au long de ces dernières années, à commencer par le Rwanda que le génocide de 1995 avait plongé dans la pire des crises et qui a su se positionner dans le groupe de tête des pays africains les plus dynamiques.

Pour dire les choses de façon encore plus claire, le Congo a désormais entre les mains tous les arguments nécessaires pour prouver à la face du monde qu'il est l'un des pays du continent les mieux armés pour relever les défis de ce temps. Jouissant de la confiance réaffirmée du FMI et bénéficiant des appuis de toute nature qui en découleront, il lui faut simplement mettre en avant les atouts qui sont les siens et qui découlent de la position stratégique qu'il occupe dans une zone géographique et géopolitique qui sera dans les années à venir l'une des plus observées de la planète en raison de ses ressources naturelles.

Jamais, en vérité, une communication active, dynamique, objective n'a été aussi importante et nécessaire pour le Congo en raison des effets positifs qu'elle ne peut manquer d'avoir dans le contexte global qui se précise.

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