Cote d'Ivoire: Promotion de la fratrie lignagère - Abidjan accueille l'initiative de « Massarena » pour revivifier les symboles fédérateurs de l'espace mandingue

14 Juillet 2019

« L'origine des noms dans le manding et la Sinakouya ». C'est le thème qui a réuni la communauté des arts et de nombreux invités à Abidjan-Plateau, à la Rotonde des arts, le samedi 13 juillet 2019.

Cette rencontre est une initiative du Professeur Yacouba Konaté et du Dr Etienne Pascal Kéita de l'Association « Massarena ».

L'objectif de cette initiative est de permettre à chacun d'apprendre à se connaitre et à connaître ses voisins. Une prise de conscience qui permettre sans nul doute de revaloriser la culture manding.

La tâche est revenue au chroniqueur généalogique Ousmane Dokola Kouyaté d'entretenir le public.

Il avait à ses côtés le Chargé de la communication de « Massarena », Seydou Kéita. Ousmane Dokola Kouyaté, issu de la famille gardienne du « Sosso bala », balafon, symbole de liberté et de cohésion de la communauté mandingue.

Apportant des éclairages sur l'histoire du manding, ce descendant de Balla Fasséké qui est géologue de formation a expliqué l'origine des noms manding. Selon lui, 24 patronymes dans le manding tirent leur origine par exemple du patronyme Traoré.

Ce fut un espace d'échanges, d'informations et d'éducation qui a permis aux invités qui ont cherché à se connaître sur la base de leur patronyme. Que ce soit les Konaté, les Kéita, les Coulibaly, les Dembelé, les Bakayoko, les Diarrassouba.

Il ressort qu'il y a similarité ou encore un lien entre les différents patronymes dans le manding. D'ailleurs Dokola n'a pas manqué de souligner dès le départ que dans le manding l'histoire s'est articulée autour de douze personnes et que c'est de là que tout est parti depuis l'empire du Ghana.

En tout cas dans le manding l'on constate que tous les patronymes sont issus de la belligérance ou l'usage du mysticisme. Cette conférence publique, il faut le souligner, aura permis aux descendants de la grande famille manding de se connaitre et de découvrir l'histoire de leur communauté.

Pour le Sinakouya ou le pacte de non-agression, Ousmane Dokola Kouyaté a expliqué que cela a été institué par la charte de Kurukan Fuga. En son article 7, la Charte de Kurukan Fuga stipule : « Il est institué entre les mandenkas, le Sanankouya (cousinage à plaisanterie) et le Tanamanyôya (forme de totémisme).

En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect étant la règle. Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands-parents et petits-enfants, la tolérance et le chut doivent être le principe. »

Notons que l'association « Massarena » est dédiée au resserrement du lien de parenté et de filiation entre tous les Konaté/Kéita en Afrique et à travers le monde, formalisant les ressorts de leur fratrie lignagère. Toutes chose qui permettra la création d'un vaste regroupement des originaires du Mandé.

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