Burkina Faso: Ouverture dialogue politique - Une semaine pour accorder les violons

Prévu initialement pour se dérouler les 27 et 28 avril dernier, le dialogue politique entre l'opposition et la majorité a finalement débuté hier lundi 15 juillet 2019 dans la salle polyvalente de Kosyam en présence du chef de l'Etat, qui a donné le top de départ des débats.

Cette fois, c'est la bonne. Avril avait été un rendez-vous manqué. L'opposition était montée sur ses grands chevaux en constant qu'à la veille de l'ouverture du dialogue politique promis par le gouvernement, aucun ordre du jour n'avait été, selon elle, défini, sans compter l'inexistence d'un cadre réglementaire soutenant ce dialogue.

Plus de deux mois après, Zéphirin Diabré et ses camarades ont évolué dans leur position, ayant obtenu les gages réclamés.

Après des rencontres préparatoires tenues sous l'égide du président du Faso, l'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) et le chef de file de l'opposition politique (CFOP) sont en effet parvenus à un modus operandi portant notamment sur les points de discussion et la durée des échanges.

Durant une semaine, les sujets ne manqueront pas aux 20 représentants de la majorité et aux 20 de l'opposition, généralement les pontes de chacune des deux parties : cela va du Code électoral et des élections de 2020 à la situation nationale. Des sujets sur lesquels les divergences sont déjà connues et ont été déjà étalées sur la place publique.

Qu'à cela ne tienne, le chef de l'APMP, Simon Compaoré, qui copréside les débats avec Zéphirin Diabré, salue ce dialogue qui a le mérite de « mettre tout le monde autour de la même table » au lieu que chacun, depuis sa position retranchée, ouvre le feu sur le camp d'en face.

« J'ai appelé à ce dialogue politique dans la pure tradition de la disponibilité de notre peuple à la concertation et pour offrir aux participants que sont les partis politiques de la majorité et de l'opposition l'occasion d'apporter leur contribution à la gestion durable des questions majeures qui se dressent devant nous, avec la volonté d'améliorer notre capacité d'anticipation », a expliqué Roch Marc Christian Kaboré lors du seul discours de la cérémonie d'ouverture.

Tout en précisant que certaines thématiques appellent un élargissement du dialogue à d'autres composantes de la Nation, le chef de l'Etat s'est engagé à « transmettre toutes les propositions consensuelles au gouvernement et au Parlement, dans le respect des attributions respectives de toutes les institutions républicaines » ; quant aux points de désaccord, le président du Faso a indiqué que « toutes les autres suggestions et recommandations continueront d'alimenter nos échanges pour construire ensemble un Burkina Faso de paix, de démocratie et de progrès ».

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