Congo-Kinshasa: Décès d'un condamné dans le dossier assassinat de Mzée LD Kabila - Félix Tshisekedi appelé à respecter sa promesse

Pour l'Association africaine de défense des droits de l'homme (Asadho), ce décès doit interpeller le président de la République, qui a promis de s'investir en vue de trouver une issue à ce dossier que les ONG et les familles des condamnés lui ont soumis.

L'une des quatre-vingt-dix personnes qui ont été condamnées, le 7 mars 2003, par la Cour d'ordre militaire dans le dossier de l'assassinat du président de la RDC, Laurent-Désiré Kabila, John Bompengo, est décédée en détention depuis le 12 juillet 2019 à la prison d'Angenga, dans l'ancienne province de l'Equateur. Pour l'Association africaine pour la défense des droits de l'homme (Asadho), cette mort est due à de mauvaises conditions de détention et au manque des soins de santé appropriés.

Saisissant cette occasion lugubre, cette organisation, qui accompagne, depuis un certain temps, les familles des détenus dans des actions réclamant la libération de ces personnes en détention, dans le cadre de ce dossier, rappelle, en effet, que plus de dix personnes condamnées dans cette affaire sont déjà décédées en prison, à la suite des mauvaises conditions de détention ou à cause de l'accès tardif aux soins de santé. L'Asadho, qui s'appuie sur des lois d'amnistie de 2005 et de 2013, sur la recommandation de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples ainsi que sur celle de la Commission épiscopale nationale du Congo dont sont bénéficiaires Eddy Kapend et ses compagnons, souligne qu'il n'est plus acceptable que ces personnes continuent à mourir en prison comme s'il y avait un plan de les exterminer à petit feu afin d'occulter la vérité sur l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila.

La promesse est une dette

L'Asadho rappelle, dans ce sens, la promesse faite, le 2 juillet, par le président de la République de se pencher sur ce dossier pour trouver une solution appropriée. Pour cette ONG, le chef de l'Etat avait sollicité du temps lui permettant de suivre ce dossier et de voir si ce détenu est libérable. Je ne sais pas, aurait dit Félix Tshisekedi, s'il est libérable. « Laissez-moi suivre ce dossier vu la peine d'emprisonnement à perpétuité qui lui avait été infligée », avait-t-il sollicité. L'Asadho, qui appelle, de ce fait, le président Félix Tshisekedi à tenir sa promesse faite à ce sujet, pense, par ailleurs, qu'après 19 ans de détention, il était temps de libérer Eddy Kapend et ses compagnons, en application de toutes les mesures relevées ci-haut ou par la grâce présidentielle.

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