Congo-Kinshasa: Ebola en RDC - L'OMS rassure

L'Organisation mondiale de la santé entend mettre un terme à la flambée actuelle, mais exige au gouvernement de sécuriser au préalable les provinces menacées.

Après la détection d'une nouvelle victime du virus Ebola dimanche dernier à Goma en République démocratique du Congo (RDC), l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) s'est réunie en urgence lundi à Genève. Le but de cette réunion de haut niveau était de faire le bilan de la riposte coordonnée et mobiliser de nouveaux moyens supplémentaires en faveur du gouvernement pour vaincre la maladie. Même si jusqu'ici la flambée actuelle déclarée il y a près d'un an se limite encore aux provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu, l'on craint tout de même qu'elle se propage dans les provinces voisines et même dans les pays voisins. Car, les statistiques communiquées par cette organisation font froid au dos.

A ce jour, près de 3 000 agents de santé ont déjà été vaccinés contre cette maladie contagieuse à Goma, ville d'un millions d'habitants, plus de 1 650 personnes en sont déjà mortes et douze cas sont signalés au quotidien. Du côté congolais, deux membres du gouvernement présents à cette rencontre ont tiré la sonnette d'alarme sur les ravages que pourrait entrainer le virus Ebola si rien n'est fait dans l'urgence. « La dixième flambée de maladie à virus Ebola est une crise de santé publique qui a lieu dans un environnement caractérisé par des problèmes de développement et des insuffisances dans le système de santé », s'est inquiété le Dr Oly Ilunga, ministre de la Santé publique. A l'OMS, l'on garde espoir d'endiguer le mal.

« En collaboration avec le gouvernement, nous pouvons mettre un terme à cette flambée et nous y parviendrons. Nous avons des outils plus puissants que jamais pour lutter contre Ebola, y compris un vaccin efficace », tient à rassurer le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Mais le directeur général pose la sécurité comme préalable pour y parvenir. Surtout quand on sait que dans ces deux provinces où 198 attaques contre des interventions de riposte ont été signalées, faisant 7 décès et 58 blessés parmi les agents de santé et les patients. « Nous avons besoin du soutien politique de toutes les parties, et de l'investissement de la communauté, pour que les intervenants puissent travailler en toute sécurité et sans être interrompus. C'est le seul moyen d'empêcher le virus de continuer à se propager », a-t-il souhaité.

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