Madagascar: Développement rural - Des opportunités identifiées par les étudiants de l'ES-DES

Les étudiants de l'ES-DES ont mené des enquêtes auprès des ménages bénéficiaires du projet de FID.

Fournir des stages pratiques à ses étudiants. Telle est l'une des particularités de l'ES-DES (Ecole Supérieure de Développement Economique et Social), et ce, grâce à son partenariat avec l'ONG ACDM (Actions Concrètes pour le Développement de Madagascar).

« L'ES-DES travaille également en collaboration avec ses différents partenaires comme le FID (Fonds d'Intervention pour le Développement), pour ce faire.

Ce dernier met en œuvre entre autres, un projet Argent Contre Travail Productif baptisé « Asa Avotra Mirindra » dans les communes rurales d'Ambohimandroso et d'Ampitatafika, dans la région du Vakinankaratra. L'objectif vise à combattre l'insécurité alimentaire tout en soutenant une productivité résiliente et respectueuse de l'environnement », a expliqué Hanitriniaina Eléa Chilo, la directrice de cette école de développement lors d'un point de presse hier à son siège à Behoririka.

Des étudiants de l'ES-DES ont ainsi effectué un stage pendant une semaine dans ces zones d'intervention du projet. Durant lequel, ils ont pu identifier diverses opportunités qui peuvent contribuer au développement rural, à travers des enquêtes menées auprès des femmes issues des ménages les plus démunis bénéficiaires de ce projet, d'après leurs témoignages.

Solidarité. Notons que des groupes de femmes allant de 62 à 132 personnes travaillent sur les chantiers de production. Dans le cadre de ce projet, ils effectuent des activités agricoles à grande échelle telles que la plantation de manioc, de l'ananas et de haricot, ou des activités d'élevage comme la pisciculture sur une superficie appartenant aux collectivités locales décentralisées ou aux particuliers.

Chaque bénéficiaire est rémunéré à raison de 4000 ariary par jour, et ce, pendant 40 jours. « Nous avons constaté un changement de comportement des femmes travaillant sur le chantier de production. Il y a encore une solidarité entre elles et une prise de décision collective. Près de 80% de la récolte seront entre autres à départager entre ces groupes de femmes ou mis en vente pour un réinvestissement dans des filières porteuses », a expliqué Andry Rasoloharimanana, étudiant en 3e Année, filière Travail Social.

Quant à Fabio Rakotoson, étudiant en 3e année, parcours Agronomie, il a soulevé que les paysans espèrent un meilleur rendement grâce à l'appropriation d'une nouvelle technique de production, et à la formation reçue sur la fabrication de compost naturel.

Réinvestir. A part cela, « ce projet Argent Contre Travail Productif contribue à l'amélioration du niveau de vie des ménages bénéficiaires. En effet, leur revenu est avant limité. Mais avec cette rémunération complémentaire, ils pourront réinvestir dans le secteur agricole et de l'élevage. Il s'agit entre autres, de l'extension des parcelles cultivées ou le développement de l'élevage à cycle court, comme le poulet gasy, le porc, les volailles et la cuniculture. En plus, ils ont été formés en matière de gestion simplifiée de leur exploitation agricole », a exposé Zo Rasamimanana, étudiant en 3e Année, filière Economie. Quant à Holisambatra Rovaniaina, étudiante en 3e Année, filière Travail Social, elle a observé de son côté que, la plupart des femmes rurales travaillant sur le chantier sont obligées d'emmener leurs enfants en bas âge avec elles faute de nourrice.

En tout, ces étudiants de l'ES-DES sont confiants que toutes ces opportunités permettront aux femmes issues des ménages les plus démunis, de contribuer au développement rural.

Obstacles. En dépit de tout cela, il y a quand même quelques obstacles identifiés à l'issue de leurs enquêtes. A titre d'illustration, « les filles entre 14 et 16 ans atteignant le niveau de scolarité de 3e sont contraintes de se marier afin d'aider leurs parents qui sont dans l'incapacité de financer leurs études. Or, l'éducation est la base de développement d'un pays. D'autres ménages préfèrent rester pauvres pour éviter l'attaque des « dahalo », selon leurs dires. D'ailleurs, l'insécurité règne dans ces communes d'intervention du projet. Les vols de porcs et des volailles y sont fréquents », a conclu Mioratiana, 2e Année en Economie.

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