Afrique: Russie-Afrique - Le prochain forum sur le développement du parlementarisme pourrait se tenir dans un pays africain

Le président de la Douma d'Etat, Vyacheslav Volodine, qui a échangé avec le président de l'Assemblée nationale du Congo, Isidore Mvouba, en marge de la rencontre de Moscou, a indiqué que son pays envisageait d'organiser le forum chaque année, soit une fois en Russie, une fois dans un pays africain.

Organisé chaque année, le deuxième Forum international sur le développement du parlementarisme s'est déroulé récemment à Moscou, en Russie, sous le signe de la diplomatie des peuples.

En effet, ces assises ont rassemblé plusieurs parlementaires d'Afrique. Conduisant la délégation congolaise, Isidore Mvouba a eu un tête-à-tête avec son homologue de la Douma.

« J'espère que votre participation à ce forum sera le premier pas pour trouver des solutions aux questions qui nous préoccupent et qui sont très importantes pour nos relations bilatérales, ainsi que pour les relations multilatérales. Nous envisageons d'organiser ce forum une fois tous les ans, une fois en Russie, une fois dans un pays africain », a lancé le président de la Douma d'Etat.

A ce propos, le président de l'Assemblée nationale, Isidore Mvouba, n'a pas exclu la possibilité pour le Congo de saisir cette opportunité. Une proposition qui pourrait faire l'objet des discussions entre les deux parties, à en croire Vyacheslav Volodine.

En effet, les échanges entre les deux personnalités ont tourné autour des questions liées au développement de l'humanité et des relations particulières et stratégiques existant entre le Congo et la Russie.

Saluant la réussite du forum de Moscou, le chef de la délégation congolaise a rappelé que le début de ce siècle est un paradoxe avec la montée de velléités due au développement extraordinaire des sciences, de la technologie et du progrès. D'où la nécessité pour les parlementaires d'agir. Selon lui, la Russie a bien compris cette urgence, car c'est ce qu'elle a fait et est en train de faire.

« Nous assistons au terrorisme, au réchauffement climatique et à une montée du nationalisme, c'est une période délicate et les parlementaires que nous sommes devons prendre cette situation au sérieux », a laissé entendre Isidore Mvouba.

Il a aussi rappelé que le président de la République du Congo, Denis Sassou N'Guesso, a plaidé, le 24 mai dernier, devant la Douma pour le multilatéralisme car l'unilatéralisme est un danger pour l'humanité, pour la paix dans le monde, pour les droits de l'Homme et pour la démocratie.

L'expérience du Congo mérite d'être dupliquée en Afrique centrale

Tirant les leçons de la situation en Libye, il a indiqué qu'un pays a disparu de la carte du monde au plan des institutions, parce qu'on avait outrepassé l'autorité de l'Organisation des Nations unies.

D'après lui, le désordre qui règne actuellement dans ce pays devrait servir de leçon pour que cela ne se répète plus jamais. Parlant du Congo, il a expliqué que le pays s'est doté, depuis 2015, d'une nouvelle Constitution qui est une césure avec le mimétisme-constitutionnel qui l'a longtemps caractérisé.

« Nous sommes repartis à la source, nous sommes repartis à la logique de l'arbre à palabre pour mettre en place une Constitution qui donne large part au partage et au dialogue. Ce genre de choses sont à dupliquer au niveau de l'Afrique, notamment en Afrique centrale, peut-être même ailleurs, où il existe quelques points de tension », a-t-il plaidé.

Président en exercice du Forum des parlements de la Conférence internationale sur la Région des Grands lacs, Isidore Mvouba a déclaré que cette organisation interparlementaire lutte pour la paix et la démocratie.

« Au plan bilatéral, nous avons beaucoup à faire ensemble. La Russie était présente au Congo au niveau de l'exploitation minière, mais, depuis la situation stagne quelque peu. Il y a lieu de renforcer et dynamiser cette coopération entre les deux pays. Nous avons beaucoup d'atouts à faire prévaloir ensemble. Comme vous, nous avons sous le sous-sol le tableau de Mendeleïev », a-t-il conclu, rappelant que la Russie pouvait aider l'Afrique qui est un point noir dans le monde où il faut développer le secteur de l'énergie.

Quant au président de la Douma d'Etat, il a rappelé que la République du Congo et la Russie entretenaient des relations particulières à la différence d'autres pays du continent où la coopération est basée sur le discours de l'indépendance. Selon Vyacheslav Volodine, l'URSS a grandement contribué à ce mouvement alors qu'elle n'était pas un pays colonisateur.

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