Congo-Kinshasa: Ebola à Goma - L'OMS, MSF et le gouvernement provincial appellent au respect « strict » des dispositions sanitaires

Dressant le tableau sombre de la situation inhérente à la maladie à virus Ebola dans la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, l'OMS, le MSF et le gouvernement provincial du Nord-Kivu appellent la population au respect strict des dispositions sanitaires .

La ville de Goma vit sous panique et sous alerte depuis qu'un cas confirmé d'Ebola ait été découvert dans la ville, le dimanche dernier. Il s'agit d'un pasteur provenant de Butembo, la partie Grand Nord de la province du Nord-Kivu, où l'épidémie persiste depuis déjà plus d'une année.

Un cas de décès confirmé

Selon les dernières nouvelles officielles, le patient détecté est décédé le lundi 15 juillet 2019, dans la soirée, au moment où l'équipe de la riposte le conduisait à Butembo pour le mettre en quarantaine. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS-Goma), l'Ong » Médecins Sans Frontières (MSF) » ainsi que le Ministère provincial de la Santé multiplient des communications dans la ville afin de limiter tout risque de propagation.

Goma figure désormais parmi les villes de la RDC où la maladie à virus Ebola est présente, avec ce premier cas qui a été signalé.

Nous confirmons la présence de l'épidémie dans la ville et nous signalons que les points de contrôle ont été renforcés dans les frontières et à l'intérieur de la ville. Il y a un grand risque de propagation pour les pays et les provinces voisines, c'est pourquoi nous demandons à la population de respecter les mesures d'hygiène mises à leurs dispositions », indique le Coordonnateur de la riposte Ebola au sein de l'OMS, Michel YAO.

Etat d'urgence?

Cette situation dans la ville de Goma qui compte près d'un million d'habitants pourrait conduire à la déclaration d'un état d'urgence de portée régionale et mondiale, si jamais les mesures ne sont pas prises par les acteurs impliqués dans la riposte.

Nous essayons de retracer le chemin parcouru par la victime et détecter les personnes avec qui elle a été en contact afin de les vacciner, le plutôt possible. Mais, nous ne saurons pas en un clin d'œil vacciner tout Goma, nous ciblons d'abord les cas les plus suspects pour éviter le risque de propagation » précise Michel YAO.

« Pour sa part, « Médecins Sans Frontières » qui oeuvre également dans le domaine de la santé au Nord-Kivu a, à travers une communication faite, le mardi 16 juillet à Goma, fait savoir à la population qu'elle met déjà en place des méthodes des réactivité rapides pour mettre fin à cette épidémie à Goma.

Difficile contrôle des barrières

« Il est difficile de contrôler toutes les barrières de Butembo à Goma, c'est une matière très complexe. Mais nous y travaillons pour que cela n'arrive plus » a fait remarquer Antoine GAUGE, représentant intersection MSF pour les urgences d'Ebola.

« Déjà, dans la ville sœur de Bukavu (Sud-Kivu), le Gouverneur de Province et la Société civile locale sensibilisent la population sur ce cas. Car, argumentent-ils, Goma et Bukavu sont liés directement par un port lacustre et il y a beaucoup de trafic quotidien entre les deux villes.

En outre, les autorités du Rwanda, pays voisin à la République démocratique Congo (RDC) avec la frontière Goma-Gisenyi, ont prévenu leurs compatriotes de ne pas traverser de l'autre coté du Congo ou d'y aller avec beaucoup de sérénité en respectant les instructions sanitaires placées à la petite et grande barrière.

De son côté, le gouvernement provincial du Nord-Kivu a, à travers un communiqué officiel signé par le Gouverneur de province, affirmé que le patient identifié était décédé et jusque-là, il n'y a pas encore un nouveau cas confirmé. Mais, souligne le communiqué, les systèmes d'alerte et de prévention sont activés afin de détecter tout nouveau cas dans la ville.

Par ailleurs, l'OMS et MSF affirment la tenue dans les prochains jours à Genève,, d'une réunion d'urgence qui devra statuer sur la question.

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