Congo-Brazzaville: Recherche scientifique - Le gouvernement soutient Saris-Congo dans la politique agricole

En séjour de travail dans le département de la Bouenza, le ministre de la Recherche scientifique et de l'innovation technologique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, a rassuré les autorités de la Société agricole de raffinage industriel du sucre (Saris-Congo) de l'appui des instituts de recherche sur les plans agronomique, forestier et d'analyse des sols.

Les questions agricoles et agronomiques liées à la culture de la canne à sucre ont été au menu de l'entrevue entre le ministre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou et l'équipe technique de la Saris-Congo conduite par son directeur général, Guillaume Ranson, le 12 juillet à Nkayi, chef-lieu du département de la Bouenza. Une projection sur le développement diversifié des activités de l'entreprise a également été faite en présence du préfet Jules Monkala Tsoumou. La diversification concerne notamment la culture industrielle du maïs et plusieurs autres plantes à cultiver en rotation pour avoir les meilleurs résultats sur la canne à sucre.

À propos du maïs, les surfaces de culture seront élargies suivant un plan scientifique bien déterminé. Les prévisions soulignent que pour les deux prochains cycles de maïs de fin 2019 et début 2020, 400 hectares seront plantés dans le département par les petits producteurs. « Nous avons aussi le développement de l'unité de broyage de calcaire de Madingou que nous voulons redynamiser et qui peut être d'un grand intérêt pour la culture départementale et du pays puisque l'utilisation du calcaire, de la chaux peut avoir des effets largement bénéfiques sur les résultats des cultures », a expliqué Guillaume Ranson.

Par ailleurs, la Saris va développer la production de l'unité de broyage de calcaire de Loudima tout en développant la quantité, la qualité et la marque du calcaire de Madingou. « Je pense que sur le plan agronomique c'est quelque chose d'important parce que le chaulage des champs permet d'avoir une meilleure efficacité des engrais minéraux et par conséquent peut aussi permettre de mettre un peu moins d'engrais pour un même résultat du centre de recherche de Loudima », a expliqué le directeur général de l'entreprise. Le travail se fera assurément en synergie avec l'Institut national de la recherche agronomique (IRA), à propos notamment de la vulgarisation de l'intérêt de l'utilisation du calcaire dans les cultures.

Au ministre, la Saris a posé le problème des analyses de sols qui bloque le partenariat entre les deux parties à cause du coût élevé. Levant toute équivoque sur la question, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a indiqué que l'aspect analyse des sols revient à l'Institut de recherche en sciences exactes et naturelles. Il a donc promis de dépêcher, dans un bref délai, les chercheurs de cet institut pour trouver la formule la plus simple. « Au niveau de la recherche agronomique, la zone de Loudima est entièrement à votre disposition, suivant les composantes que la Saris met sur le terrain. L'IRA doit vous accompagner et l'Institut national de recherche forestière est censé créer les conditions pour que le sol qui doit être utilisé ne soit pas rempli de mauvaise situation qui ne permettraient pas d'assurer une continuité de ce que vous avez à faire », a fait savoir le ministre au directeur général de Saris.

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