Afrique: Croissance de qualité, sécurité humaine, développement durable - Le Japon réaffirme son appui au monde et à l'Afrique

17 Juillet 2019

Le pays du Soleil levant est plus que déterminé à renforcer sa coopération avec le président de l'Agence japonaise de coopération internationale (Jica), Shinichi Kitaoka.

L'impact de la Seconde Guerre mondiale (1945) qui a fait des millions de victimes, les catastrophes naturelles (les séismes, les inondations) qui ont également dévasté des villes et villages entiers... ont interpellé le Japon sur la nécessité de préserver la sécurité humaine, de promouvoir la paix pour un développement harmonieux.

Ce qui a justifié sa participation au plan Colombo, en 1954-1955 qui consistait à aider financièrement et techniquement les pays de l'Asie sous-développés et frappés par ces différentes guerres.

« Depuis cette date, le Japon a décidé de faire de la coopération internationale avec les pays en voie de développement une de ses priorités.

Le Japon voudrait ainsi contribuer à la reconstruction de l'Asie, à travers le Plan Colombo qui a visé l'Asie du Sud avant de s'étendre à d'autres pays », a expliqué aux journalistes le président de l'Agence japonaise de coopération internationale (Jica), Shinichi Kitaoka.

Justement, la Jica est le bras séculier du Jalon, chargée de mettre en œuvre d'une manière intégrée l'ensemble des programmes de l'aide publique au développement (Apd) à travers une coopération technique, une coopération pour le financement et les investissements, ainsi qu'à travers les dons.

De ce point de vue, la Jica qui s'est donné pour mission de garantir la sécurité humaine et une croissance de qualité des pays bénéficiaires de ses activités, « s'attache à toujours respecter les pays partenaires en se mettant à leur place et en réfléchissant avec eux, sur un pied d'égalité », rappelle le président de la cette institution.

Le Japon veut marquer sa présence en Afrique

En vertu de sa vision qui consiste à guider le monde en tissant des liens de confiance, « la Jica cherche à créer un monde où tous les individus et tous les pays seraient liés par la confiance.

Dans le même temps, il importe que les pays bénéficiaires et le Japon profitent de la croissance et du développement obtenus grâce à leur coopération internationale.

Si le Japon peut contribuer à réduire la pauvreté et à stimuler la croissance de l'économie mondiale en s'appuyant sur son expérience et sur son expertise, le monde reconnaîtra plus facilement la contribution de notre pays à la communauté internationale.

La Jica poursuivra ses efforts en collaboration avec différents acteurs, comme le gouvernement japonais, les administrations locales, les entreprises privées, la société civile, les universités et les instituts de recherche », à en croire Shinichi Kitaoka.

Le Japon entend ainsi être davantage présent en Afrique et veut marquer la différence au niveau de la coopération en comparaison aux autres puissances qui courtisent aussi le continent africain.

« La coopération japonaise est différente par rapport à d'autres bailleurs de fonds internationaux. Elle est articulée autour de deux objectifs : apporter le soutien pour une croissance de qualité et assurer la sécurité humaine, le respect de la dignité de l'être humain », ajoute-t-il.

C'est en cela qu'il juge plus efficaces les prêts en yen (monnaie locale) que les dons, dans la mesure où ces prêts contribuent à la croissance et à l'autonomisation des pays bénéficiaires. Cette option, selon le président de la Jica, a fait souventes fois l'objet de critiques par nombres de bailleurs de fonds qui « pensent que le Japon devait davantage favoriser sa coopération par le don ».

« Certains pays occidentaux pensent qu'ils ont toujours raison et en définitive, on s'est rendu compte que la coopération avec l'Afrique n'était pas suffisante. Car, jusqu'à la fin de la guerre froide, le Japon n'était pas engagé dans la diplomatie avec les pays africains », a-t-il précisé.

Ainsi, pour étendre sa coopération avec les pays africains, malgré la situation stagnante de son économie observée à la mi 1990, le Japon a pris l'initiative, en 1993, de lancer la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad), dont la septième édition est prévue du 28 au 30 août 2019, à Yokohama.

Là encore, le pays du Soleil levant se démarque des autres bailleurs de fonds en mettant l'accent, dans sa coopération avec l'extérieur, sur le respect de l'autonomie des pays bénéficiaires.

Ceux-ci, dit le président de la Jica, « doivent, après concertation, identifier leurs propres besoins avant de démarrer le projet de partenariat. Ce, sur la base d'une confiance bilatérale, gage de la réussite des relations entre des partenaires.

Présentée comme la plus grande agence d'aide bilatérale du monde, la Jica est active dans plus de 150 pays et régions et compte environ 90 bureaux à l'étranger dont 30 en Afrique.

Ueno Shuhei, directeur adjoint sénior, division de la planification et du processus de la Ticad au département Afrique de la Jica, s'est, quant à lui, appesanti sur la philosophie qui guide l'organisation de cet événement.

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