Cote d'Ivoire: Jeux de hasard illicites et clandestins - Le gouvernement annonce une Autorité de régulation

17 Juillet 2019

Le gouvernement veut réglementer le secteur des jeux de hasard en Côte d'Ivoire. Ces jeux constituent, selon le porte-parole du gouvernement, le ministre Sidi Touré, « un terreau favorable à la réalisation d'activités criminelles telles que le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme ».

Pour y faire face, l'Etat annonce la mise en place d'une Autorité de régulation en vue d'un meilleur « contrôle ». Cette décision entre dans le cadre de la mise à niveau de l'arsenal juridique de l'Etat de Côte d'Ivoire pour combattre pour adresser efficacement cette question.

En attendant la mise sur pied de l'Autorité de régulation, ce mercredi 17 juillet 2019, « le gouvernement a adopté un projet de loi portant régime juridique des jeux de hasard en Côte d'Ivoire.

Ce projet de loi répond à la volonté du gouvernement de Côte d'Ivoire d'assainir et de mieux de règlementer l'environnement des jeux de hasard.

Il vise à doter le secteur d'un nouveau juridique et institutionnel qui prend en compte l'apparition de nouvelles formes de jeux et de nouveaux acteurs issus des nouvelles technologies de l'information et de la communication », précise le porte-parole.

Le gouvernement entend ainsi protéger la population notamment les mineurs et les personnes vulnérables, à travers la promotion du jeu responsable.

« Il y a une forte prolifération de différents jeux de hasard illicites et clandestins en Côte d'Ivoire. Pour les plus connus, il y a ce qui est appelé le loto ghanéen qui d'ailleurs dispose près de 5000 points de ventes, génère environ 36 milliards de recettes et qui passent sans contrôle de l'Etat.

Il y a 500 au moins sites Internet qui proposent des jeux de hasard en ligne avec un chiffre d'affaires qui atteint près de 6 milliards de FCFA Ce qui fait perdre autant d'argent au trésor d'argent », révèle M. Sidi Touré.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Fratmat.info

à lire

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 150 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.