Sénégal: Ibrahim Boubacar Keïta pleure son "cadet" Ousmane Tanor Dieng

Nguéniène (Mbour) — Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, se disant "très meurtri" par la mort du secrétaire général du PS Ousmane Tanor Dieng, affirme avoir perdu "un cadet" pour qui il avait "une grande considération".

"En Tanor, je perds un cadet pour qui j'ai un total respect, une grande considération", a-t-il déclaré peu après l'inhumation du secrétaire général du Parti socialiste (PS), mercredi à Nguéniène (Mbour, ouest), auprès de son défunt père, dans la demeure familiale.

Le président malien, affirmant avoir "le cœur très meurtri" par cette disparition, a versé des larmes au moment de son adresse.

Selon lui, compte tenu des relations fraternelles qu'il entretenait avec le défunt président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), il ne pouvait pas ne pas faire le déplacement pour venir partager la douleur du peuple sénégalais.

"Un idéal commun nous a rapprochés, une affection partagée nous a fait plus que frères. De cette rencontre à cette décision d'Allah Soubhana wa Ta'alaah (décision divine), jamais sa fraternité ne m'a fait défaut", a-t-il indiqué.

"Tanor fut homme jusqu'à la fin humaine !", a ajouté IBK, avant de fondre en larmes et de s'excuser.

"L'émotion m'a fait faire une désobligeance involontaire", a lancé le président malien, en présence de la famille du défunt, de ses deux épouses Arame Diouf et Mame Fily Diallo, ainsi que de leurs enfants.

Le président Macky Sall a salué la démarche de son "grand-frère", Ibrahim Boubacar Keïta, qui, malgré son calendrier selon lui chargé, a tenu à être présent au Sénégal pour accompagner "son ami", Ousmane Tanor Dieng, dans sa dernière demeure.

"Je voudrais, monsieur le président de la République, au nom de toute la nation sénégalaise, vous redire toute notre gratitude, une reconnaissance infinie, pour votre sollicitude qui est la marque des grands hommes", a dit Macky Sall.

"Vous êtes venus aujourd'hui accompagner, avec toute la nation sénégalaise, un homme d'exception", a insisté le président Sall, ajoutant qu'il "n'est pas facile" d'avoir la reconnaissance dont a bénéficié Ousmane Tanor Dieng après sa mort.

"Qu'une personne décède et que deux chefs d'Etat l'accompagnent de la levée du corps jusqu'à son enterrement", est une grande reconnaissance, a-t-il laissé entendre.

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