Cameroun: Anacardier et gomme arabique - Plus de deux millions de plants à distribuer

L'annonce a été faite mardi dernier par le ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation au cours d'une visite de travail dans la région de l'Adamaoua.

En Côte d'Ivoire, l'anacardier représente la culture la plus importante pour le PIB après le cacao. C'est dire qu'au Cameroun, cette culture de rente peut permettre aussi de faire vivre de nombreuses familles et de lutter contre la pauvreté. En dehors de la noix consommée dans des salades ou comme amuse-gueule, l'amande de la noix de cajou est utilisée dans la fabrication de jus, de confitures et même de produits pharmaceutiques. « C'est une culture porteuse pour le Cameroun à la fois sur le plan agricole, économique, environnemental et social », a déclaré le Dr Madeleine Tchuinté, ministre de la Recherche scientifique et de l'innovation. Une autre culture de rente peut également jouer un grand rôle dans la lutte contre la pauvreté au Cameroun.

Il s'agit de l'acacia Sénégal, plus connu sous le nom de gomme arabique. Elle est prisée dans le domaine de la cosmétique, de la pharmacie, de la brasserie et de l'électronique. Au vu des opportunités qu'offrent ces deux plantes, l'Institut de Recherche agricole pour le Développement (IRAD), a acquis et multiplié au cours de ces deux dernières années, des plants d'anacardier et de gomme arabique. Un projet qui rentre dans le vaste programme de la diversification des cultures au Cameroun. En 2018 déjà, un million de plants d'anacardier ont été distribués aux producteurs des régions de l'Extrême-Nord, du Nord, de l'Adamaoua et de l'Est. Cette année, un million et demi de plants d'anacardiers et sept cent mille plants d'acacias Sénégal seront distribués.

Une annonce faite par le Dr Madeleine Tchuinte qui présidait mardi dernier à Wakwa, la cérémonie de lancement officiel de la distribution des plants d'anacardier et de gomme arabique aux populations, organisations paysannes et entreprises agricoles au Centre régional de l'IRAD. « L'anacardier et la gomme arabique sont très prisés à l'international. Pour ces régions septentrionales et de l'Est, le chef de l'Etat a voulu qu'ils aient une culture de rente, qui à côté du coton, peut leur rapporter de l'argent afin qu'ils sortent de la pauvreté.», a déclaré le Minresi lors de son discours de circonstance.Rendez-vous a été pris dans trois ans pour évaluer l'impact. « Ce lancement est capital. La distribution des plants d'anacardier a commencé l'année dernière.

Un million de plants, c'est au moins 10 000 hectares. Ce qui n'est pas mal pour un début. Malgré les aléas climatiques, sur les 25 000 hectares cumulés sur deux ans, nous aurons au moins entre 18 et 20 000 hectares d'anacardier plantés. », a affirmé, Dr Noé Woin, directeur général de IRAD. En dehors du lancement de distribution des plants, le Minresi a visité l'antenne IRAD de Mbé à Karna Manga et la société Maïscam à Borongo.

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