Congo-Brazzaville: Sénatoriales partielles - Le duel André Massamba/Chris Antoine Walembaud dans le Pool

Le candidat du Parti congolais du travail (PCT) sera aux prises avec celui de la Convention des partis républicains (Copar), le 21 juillet prochain. Telle est l'unique opposition du scrutin de dimanche dont la campagne s'achève, le 19 juillet.

L'élection sénatoriale partielle se déroulera, le 21 juillet, dans quatre départements du pays, notamment la Likouala, la Cuvette, la Cuvette ouest et le Pool. L'enjeu étant de remplacer les sénateurs du Parti congolais du travail(PCT) décédés, dont les mandats sont en cours.

En effet, pour la succession d'Anne Bitsindou Kouyoulama, décédée en 2015, le parti socle de la majorité présidentielle a positionné son actuel secrétaire général adjoint, André Massamba.

Lors de ce scrutin indirect, dont le corps électoral est connu, les cent onze conseillers départementaux et municipaux du département du Pool auront à départager les deux candidats. Si le PCT peut compter sur l'appui de ses alliés, dont le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral, la Dynamique républicaine pour le développement et le Rassemblement citoyen, le président du Congrès des démocrates africains, Chris Antoine Walembaud, n'entend pas vendre, moins cher, sa peau. Il peut aussi s'appuyer sur ses amis de la Copar qui l'ont positionné, parmi lesquels le Parti républicain et libéral (PRL) d'Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes, qui compte des élus locaux dans la commune de Kinkala.

Espérant surprendre tout le monde, comme en 2011, le président du PRL, élu sénateur de Brazzaville alors qu'il n'avait pas la majorité au conseil local, le candidat « des forces politiques de l'opposition républicaine », pense qu'il a sa carte à jouer.

« Le Pool est une entité particulière qui a besoin de certaines forces pour pouvoir se relever. J'espère que les cent onze distingués conseillers n'auront pas une logique des partis politiques, qu'ils voient l'homme qui a travaillé comme président de la commission administrative et juridique au conseil départemental », lança-t-il le jour de la présentation de sa candidature à la presse, estimant faire vivre la démocratie dans cette partie du pays.

Conseiller départemental du Pool depuis quelques années, Chris Antoine Walembaud rappelait que le PCT avait été déjà battu aux élections sénatoriales au Congo. Selon lui, c'est gênant que les candidats du PCT soient seuls partout dans une élection aussi importante que les sénatoriales dans un pays qui est arrimé à la démocratie.

Dans les autres départements, par contre, le PCT est certain de remplacer ses sénateurs décédés. En effet, dans la Likouala, Georges Moungbendé-Ballay pourrait succéder à Agathe Manckongou-Kamango, décédée le 5 juillet 2018. Dans la Cuvette, Justin Aya est mieux positionné pour remplacer l'ancien premier questeur, André Ongagna, lui aussi rappelé à dieu, en juillet de l'année dernière. Enfin, dans la Cuvette ouest, le PCT a choisi Jem Ayoulov pour siéger à la place de Séba Sébastien arraché à l'affection des siens en mai dernier.

Notons que le Sénat représente les collectivités territoriales; il compte soixante-douze membres élus pour six ans au scrutin indirect par les conseillers départementaux et municipaux, à raison de six sénateurs pour chacun des douze départements du Congo. Selon la Constitution du 25 octobre 2015, la chambre haute du parlement est exceptionnellement renouvelée dans son intégralité. Dans sa composition actuelle, le PCT a conservé sa large majorité avec quarante-quatre sièges sur soixante-douze, douze autres revenant à des indépendants proches et le reste à des alliés; l'opposition n'en a décroché que deux.

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