Algérie: Plus de la moitié des races de bétail locales menacées de disparition

Alger — Près de 60% de races de bétail locales en moyenne sont menacées d'extinction dans 70 pays à risque, faute de progrès pour conserver les ressources animales génétiques, a averti jeudi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans un rapport publié sur son site web.

A travers le monde, sur les 7.155 races de bétail locales (des races présentes dans un seul pays), 1.940 d'entre elles sont considérées comme étant menacées d'extinction, à l'image de la race bovine Fogera d'Ethiopie ou encore de la chèvre Gembrong de Bali, a prévenu le rapport.

"Ce chiffre pourrait augmenter, ajoute la même source, car pour deux tiers des races de bétail locales, en particulier au Moyen-Orient, au Proche-Orient, en Afrique et en Asie, les informations sur les animaux à risque font défaut".

Dans ce sens, la FAO a averti que très peu de progrès ont été accomplis afin de conserver les ressources animales génétiques et note que les efforts déployés actuellement dans cette optique semblent "inadéquat".

"Concernant les races de bétail, par exemple, moins d'1% des races locales à travers le monde disposent d'assez de matériel génétique pour leur permettre de se relancer après une éventuelle extinction de l'espèce", a-t-elle fait savoir.

En revanche, le rapport a fait constater des progrès en matière de conservation de végétaux.

Ainsi, le matériel phytogénétique conservé dans les banques de gênes de 99 pays et de 17 centres régionaux et internationaux s'élevait à 5,3 millions d'échantillons à la fin de l'année 2018, soit une hausse de près de 3 % par rapport à l'année d'avant, a indiqué la même source.

"Cela s'explique surtout par le transfert du matériel existant vers des lieux de stockage plus appropriés que par l'ajout de nouvelles diversités collectées sur le terrain", ont affirmé les auteurs du rapport, estimant toutefois que les efforts visant à sécuriser la diversité des cultures sont toujours insuffisants, surtout en ce qui concerne les plantes sauvages apparentées, les plantes alimentaires sauvages et les espèces négligées et sous-utilisées.

Concernant les ressources halieutiques, le même document a estimé qu'un tiers des stocks mondiaux de poissons de mer sont victimes de surpêche. "Malgré quelques récentes améliorations au niveau de la gestion des pêches et des stocks dans les pays développés, la proportion de stocks pêchés à des niveaux biologiquement durables a diminué de manière significative dans les pays en développement", ont déploré les auteurs du rapport.

De plus, près de 30 % des pays peinent toujours à mettre en place les principaux instruments internationaux visant à lutter contre la pêche illégale, non déclarée ou règlementée et près de 20 % des pays peinent à mettre en place les principaux instruments visant à promouvoir l'accès des pêcheurs artisanaux aux ressources productives, aux services et aux marchés.

Pour parer à ce problème, l'institution onusienne recommande à l'ensemble des pays de procéder de manière urgente, à des changements en profondeur au niveau de leur gouvernance et de leur gestion des pêches.

Les réformes et l'organisation du secteur permettra, selon la FAO, de "reconstituer les stocks de poissons épuisés par la surpêche ce qui permettra de contribuer à augmenter la production halieutique de 16,5 millions de tonnes chaque années, pouvant générer jusqu'à 32 milliards de dollars chaque année.

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