Burkina Faso: La directrice de la police judiciaire limogée au Burkina Faso

18 Juillet 2019

L'affaire des corps de 11 personnes retrouvés sans vie dans les locaux de l'Unité antidrogue continue de défrayer la chronique au Faso. Depuis, des mesures disciplinaires ont été prises au sein de la police nationale.

Après le limogeage du chef de la division antidrogue, la directrice de la police judiciaire a elle aussi été relevée de ses fonctions. En attendant les résultats de l'autopsie des corps, une enquête a été ouverte par le procureur de la République. Elle devrait permettre de déterminer les causes exactes de ces décès, comme l'explique Minata Traoré, chargée de communication de la police nationale.

"Effectivement, les décisions tombent depuis cette date. Certaines ont directement touché le service où le drame s'est produit et ce matin nous avons constaté que la directrice de la police judiciaire a été relevée de ses fonctions. Nous regardons tout cela en attendant les conclusions de l'enquête."

Ces décès montrent à quel point, les alertes lancées depuis des années par des organisations de défense des droits de l'homme sur les conditions de détention au Burkina Faso étaient justifiées.

"Nous suivons avec attention les conclusions de cette enquête. Nous espérons que les responsabilités seront situées et qu'enfin, les autorités mettront en œuvre une politique d'humanisation des lieux de détention dans notre pays, aussi bien au niveau des postes de police que de gendarmerie que dans les maisons d'arrêt", a déclaré Ali Sanou, secrétaire général du Mouvement burkinabè des Droits de l'Homme.

Une quinzaine d'agents de la police ont déjà été démis de leurs fonctions par les autorités. Les onze personnes dont les corps ont été retrouvés sans vie étaient gardées à vue pour des infractions relatives à la législation sur les stupéfiants.

La drogue au cœur de l'affaire

La drogue est acheminée au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest en direction du nord et transite vers le désert malien et libyen. Selon le secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue, en juin dernier, 35.300 tonnes de stupéfiants - soit le quart des saisies de l'année 2018, ont été incinérées par les autorités.

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