Afrique: Travail des enfants - Accel Africa lance ses activités

18 Juillet 2019

L'atelier qui marque le démarrage des activités du projet Accel en Côte d'Ivoire s'est tenu du 17 au 19 juillet à Abidjan.

« Amputations des doigts de la main, blessures par machine, postures de travail contraignant, troubles musculo squelettiques, etc. »

Ce sont autant de dangers auxquels sont exposés les enfants qui travaillent dans les secteurs de la cacao-culture et des mines en Afrique, particulièrement en Côte d'Ivoire.

Dr Kaba Touré, directrice de la Santé et la sécurité du travail au ministère de l'Emploi et de la protection sociale, qui fait ces révélations, intervenait à l'atelier de planification stratégique pour le lancement du projet "Accélérer l'action pour l'élimination du travail des enfants dans les chaînes d'approvisionnement en Afrique (Accel Africa)", qui se tient du 17 au 19 juillet à l'hôtel Belle Côte d'Abidjan Cocody.

Elle développait le thème : "Tâches réalisées par les enfants et risques associés". La rencontre organisée par le Bureau international du travail(Bit) devrait déboucher sur la planification de stratégies pour le lancement en Côte d'Ivoire d'Accel Africa.

Le projet est financé à hauteur de 23 500 000 euros par le gouvernement des Pays-bas, pour une durée de 4 ans, à l'endroit de six pays (Egypte, Malawi, Mali, Nigeria Ouganda et la Côte d'Ivoire).

Objectif majeur, accélérer l'élimination du travail des enfants en Afrique par le biais d'actions ciblées dans certaines chaînes d'approvisionnement.

"Le défi de l'élimination du travail des enfants est énorme en Afrique, malgré les efforts enregistrés.

Avec un enfant sur cinq qui travaille, pour la première fois, l'Afrique est la région où la prévalence est la plus élevée...", a constaté le représentant du directeur du Bureau pays de l'Oit, Minoku Ogasawara.

Pour le représentant de l'Unicef Abidjan, le travail des enfants est un phénomène très complexe parce qu'il a des causes profondes et fait aussi intervenir les droits des enfants.

Le défi actuel doit consister à aller au-delà de la prise en charge des enfants les plus touchés. Mais surtout, à accentuer les approches préventives pour éviter que les enfants se retrouvent à devoir travailler.

"Nous voulons être sûr que le pays développe des systèmes efficaces pour donner des réponses à cette problématique. Car, nous appuyons le gouvernement dans toutes ses actions ", a assuré Emanuele Biraghi, de l'Unicef Abidjan.

En côte d'Ivoire, ce projet contribuera à éliminer le travail des enfants dans les chaînes du cacao et de l'or.

Le pays jouit d'un environnement législatif, politique et institutionnel relativement favorable concernant le travail des enfants. Pour preuve, le code du travail a été révisé en juillet 2015, portant l'âge minimum d'admission à l'emploi de 14 à 16 ans.

Ici, selon l'enquête nationale sur la situation de l'emploi et du travail des enfants (2013), réalisée avec le soutien du Bit, 28, 2%, soit un peu moins de deux millions d'enfants âgé de 5 à 17 ans, sont engagés dans les activités économiques. Les secteurs les plus touchés sont l'agriculture (53,4% des enfants).

Selon les dernières estimations de l'Organisation internationale du travail (Oit 2017), près de 152 millions d'enfants travaillent dans le monde. Le défi à relever est énorme !

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