Congo-Kinshasa: AFDC-A - Modeste Bahati en justice contre Néhémie Mwilanya et les dissidents

Usurpation de pouvoir, abus de pouvoir, débauchage, faux en écriture, menaces, insultes, trouble de quiétude et imputations dommageables, sont l'essentiel des accusations portées auprès du Procureur Général près la Cour de cassation, par le Président et Autorité morale de l'AFDC-A, Bahati Lukwebo, contre, d'une part, Néhémie Mwilanya, coordonnateur du Front commun pour le Congo, et d'autre part, contre ceux-là qu'il considère comme des dissidents de son regroupement politique.

Ce, quand bien même ces derniers, de leur côté, se revendiquent désormais comme l'aile vraie et véridique de l'AFDC-A, toujours fidèle à Joseph Kabila, Porte-étendard du FCC. Par ailleurs, dans sa plainte adressée le 18 juillet 2019 au PG Flory Kabange Numbi, ce candidat au perchoir du Sénat dit s'attendre à des poursuites judiciaires à l'endroit de personnes citées notamment, Steve Mbikayi, Néne Ilunga Nkulu,... et ce, à l'instar de Néhémie Mwilanya qu'il accuse officiellement de débauchage, abus de pouvoir et menace.

D'abord suspendu, ensuite radié définitivement du FCC, avant d'être en même temps exclu de l'AFDC-A par la partie loyale au FCC, Modeste Bahati Lukwebo ne s'avoue pas vaincu et se réclame toujours comme le seul Président de ce regroupement politique qui d'ailleurs, du point de vue numérique, constitue la deuxième force politique au sein de la Majorité parlementaire.

C'est dans cette foulée qu'il a, après des chamboulements au sein de cette plateforme majoritaire concernant l'affaire de la candidature à la Présidence du Sénat, déclaré son autonomie, tout en consacrant de manière définitive, le mardi 16 juillet dernier devant la presse, la naissance de sa plateforme politique AFDC-A qui devra évoluer au sein de la majoritaire parlementaire.

L'ancien Ministre d'Etat en charge du Plan qui n'a cessé de crier contre un achoppement du Projet progressiste de sa formation politique au sein du FCC, a d'emblée fait savoir, dans sa correspondance, que les "frondeurs" ont usurpé son pouvoir ainsi que celui de la Conférence des présidents de l'AFDC-A, en se substituant aux organes décisionnels pour engager cette famille politique au sein du FCC. En outre, ces "dissidents" auraient usé de faux en écriture, en faisant publier de fausses signatures et en faisant signer leurs déclarations par des personnes non membres d'aucun parti composant le Regroupement AFDC-A.

Quant au Coordonnateur Néhémie Mwilanya, le professeur Bahati sous-tend que celui-ci s'est immiscé dans les affaires d'une autre formation politique, en demandant au groupe des prétendus dissidents de le limoger, endéans un ultimatum de 7 jours, sous peine de perdre leurs positions au Front commun pour le Congo.

Aussi, il a laissé comprendre que le numéro deux du FCC se serait livré au débauchage, en offrant à ceux qu'il qualifie de frondeurs, des espaces dans un hôtel cinq étoile.

En revanche, au-delà des accusations, qu'elles soient véridiques ou gratuites, il est indéniable que cette impasse entre le FCC et le camp Bahati Lukwebo a pris de nouvelles allures extrémistes. Cependant, toutes ces divergences politiques ne profitent pas à la population, alors que le salut du peuple devra demeurer la loi suprême.

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