Cameroun: Express Union fait condamner son ex employé

19 Juillet 2019

L'entreprise de transfert des fonds a eu gain de cause dans une affaire d'abus de confiance qui l'opposait à certains de ses agents. Seul un d'eux a été déclaré coupable et condamné à deux ans d'emprisonnement ferme. Il devra payer à son ancien patron 200 millions de francs en compensation.

Le Tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi a rendu sa sentence au sujet de l'affaire controversée ayant opposé pendant deux ans, l'entreprise Express Union à trois personnes, dont deux de ses ex employés. Il s'agissait de M. Kamguia Armand Blaise, l'ancien directeur régional de la société Express Union dans la région du Sud, M. Nzeukoue Alain Chamford, gestionnaire des comptes et M. Atangana Germain, un passager. Les deux derniers doivent recouvrer leur liberté dans les prochains jours. Ils ont été acquittés purement et simplement pour faits non établis.

En ce qui concerne le premier, ancien directeur régional de la société, il a été jugé coupable des faits d'abus de confiance vis-à-vis de son employeur. Il a écopé d'une peine d'emprisonnement ferme de deux ans. Le portail des camerounais de Belgique. Il restera encore quelques semaines, en détention à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui, où ils avaient été incarcérés avec ses deux coaccusés le 21 août 2017. Armand Blaise Kamguia est également condamné à rembourser la somme de 200 millions de francs que lui réclamait son ancien employeur. A cette somme, s'ajoutent les frais de justice d'un montant de 53 mille francs qu'il devra verser au Trésor public.

Rappelons que l'affaire qui arrive à son terme, remonte à l'année 2017, quand l'ancien directeur régional d'Express Union dans la région du Sud, dit avoir été victime d'une agression savamment montée sur la route de Mbalmayo, dans la région du Centre, par des individus non identifiés qui se faisaient passer pour des gendarmes. Il avait entrepris comme à l'accoutumée de venir déposer à Yaoundé, les fonds avec l'accord du patron de la structure. Il était en compagnie de son collaborateur M. Nzeukoue Alain Chamford dans le véhicule qu'il conduisait lui-même et qui contenait dans la malle arrière, des cartons d'argent. Il relevait qu'au cours du trajet, il a embarqué Germain Atangana, après avoir fait un premier dépôt à l'agence Express Union d'Ebolowa.

Selon ses dires, ils avaient voyagé sans incident jusqu'au péage routier de Nsimalen où il a marqué un arrêt pour s'acquitter de ses frais de route. C'est alors qu'ils auraient été interpellés par des gendarmes qui avaient confisqué leurs téléphones portables pris place à bord du véhicule avant de les conduire à la direction générale de la recherche extérieure (Dgre). Une fois sur les lieux, les gendarmes auraient fouillé la malle arrière du véhicule, prétextant qu'avec l'actualité liée à la secte du #Boko Haram, ils pouvaient y détecter les armes. Ils avaient alors, soutenait l'accusé, été conduits au quartier au quartier Olembé où ils avaient été abandonnés. Cette version des faits n'a pas convaincu les juges qui l'ont reconnu coupable.

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