Burkina Faso: Ville de Ouagadougou - Les accidents de la circulation en hausse de 12% (police municipale)

Photo: fasozine
Le poste de péage à la sortie de la ville de Ouahigouya (région du Nord) en partance pour Ouagadougou.
19 Juillet 2019

«Le rapport sur l'état des accidents dans la ville de Ouagadougou est conçu par la Direction de l'Observatoire de la Ville. Il dresse le bilan des accidents de la circulation routière survenus dans la commune de Ouagadougou au cours de l'année 2018.

La source de données découle d'un formulaire renseigné principalement à partir des fiches d'intervention quotidiennes de la Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP). Ce formulaire contient des informations sur la date, le lieu, les usagers et les engins mis en cause.

Le traitement de ces informations dans une base de données a permis d'une part de faire la répartition de divers facteurs qui favorisent les accidents de la circulation routière et d'autre part de faire des commentaires et des interprétations.

Le rapport est structuré de la façon suivante :

* Le bilan général des accidents de la circulation routière dans la ville de Ouagadougou ;

* L'analyse globale de la situation des accidents dans la ville de Ouagadougou ;

* Le bilan détaillé des accidents de la circulation routière par arrondissement , par secteur avec le nombre de victimes selon leur sexe , leur état, la nature de leurs blessures et les types d'engins impliqués ;

* Une synthèse sur les phénomènes fréquents, avec des propositions de solutions ou recommandations .

Au cours de l'année 2018, il s'est produit dans la ville de Ouagadougou 7263 accidents de la circulation routière contre 6452 en 2017, soit une hausse de 12,52 %.

Ces accidents ont fait 8448 victimes contre 7137en 2017, soit une hausse de 18,36 %.

Parmi ces victimes :

* 311 ont perdu connaissance contre 284 en 2017, également une hausse de 09,50% ;

* 80 sont décédées contre 80 en 2017, soit une constance par rapport à l'année précédente.

Comparativement à 2017, la commune de Ouagadougou a connu en 2018 une hausse du taux d'accidents, de perte de connaissance, et de victimes lors des accidents.

Par contre il y a eu une constance du taux de décès par rapport à l'année précédente.

L'analyse se porte sur les 7263 cas d'accidents et les 8448 victimes enregistrés dans la ville de Ouagadougou et concerne essentiellement :

* la catégorisation des victimes selon la nature des blessures, leur état, le sexe et la tranche d'âge ;

* les types d'engins impliqués ;

* les moments où ont lieu fréquemment les accidents ;

* et enfin les voies à haut risque d'accidents.

Il ressort de l'analyse des données que :

* des piétons et des animaux ont été impliqués dans des cas d'accident ;

* les deux roues sont les plus impliquées dans les accidents de la circulation routière avec 6810 cas soit 80,61% du nombre total et les deux roues entre eux 2465 cas soit 29, 17 % du nombre total ; deux roues piéton 468 cas soit 5, 53 % du nombre total;

* les accidents ayant impliqué les deux roues ont engendré 8145 victimes (5510 hommes et 2655 femmes), soit 96,41% du nombre total des victimes enregistrées.

L'analyse de la situation d'accidentologie.

* le nombre croissant des engins à deux roues dans la circulation et qui sont grande intensité ;

* la non-détention du permis de conduire par les conducteurs des engins à deux roues ;

* l'accroissement du nombre d'engins à deux roues de grosses cylindrées(cylindrée supérieure à 115);

* le non-respect des pistes ou bandes cyclables ;

* la culture du goût du risque par les conducteurs des engins à deux roues dans la circulation routière ;

* l'ignorance ou aux non respects des règles de la circulation par la plupart des conducteurs des engins à deux roues ;

* la conduite souvent en état d'ébriété ;

* la conduite sous l'effet de stupéfiants ;

* le mauvais état ou l'étroitesse de certaines routes ;

* le non-respect de l'usager vulnérable (piétons, personnes âgées ou handicapées) ;

* l'absence de courtoisie dans la circulation ;

* l'incivisme dans la circulation routière ;

* l'utilisation des moyens de communication modernes (téléphones, tablettes et autres) qui sont des perturbateurs de conduite ;

* la non-maîtrise des engins ou l'incivisme des jeunes en circulation etc...

* la non prise en compte de la dimension réunie de la signalisation verticale (arrêt, passage pour piéton, air de stationnement) dans la construction de certaines routes en ville ;

* l'insuffisance de la signalisation verticale et (ou horizontale) :

* les pannes répétées des feux tricolores à certaines intersections etc.»

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