Algérie: Marches dans les régions - Des citoyens réclament le changement radical et saluent les initiatives de dialogue

ALGER - Des manifestants ont pris part vendredi à des marches pacifiques à travers plusieurs régions du pays pour réclamer de nouveau "un changement radical du système", la "poursuite de lutte contre la corruption" et saluer les "initiatives sérieuses" de dialogue pour la sortie de crise.

En ce 22ème vendredi consécutif de "Hirak", le nombre de manifestants était visiblement nettement inférieur par rapport aux précédentes marches, ont constaté des correspondants de l'APS.

A Oran, comme dans les autres wilayas de l'Ouest, les marcheurs se sont donné rendez-vous dès la fin de la grande prière du vendredi pour battre le pavé des principales artères des chefs-lieux de wilaya avant de se rassembler devant les édifices et places publiques.

Les Oranais ont revendiqué le "changement radical du système", "la poursuite de la lutte contre la corruption", "le départ des B restants" (Bensalah et Bedoui) et "la mise en œuvre des articles 7 et 8 de la Constitution". Les marcheurs qui se sont rassemblés devant le siège de la wilaya ont scandé divers slogans comme "Djazaïr Hora Dimocratiya", "Pour l'élection d'un président démocratiquement".

A Mostaganem, les manifestants se sont d'abord rassemblés à la place de l'indépendance au centre-ville avant de prendre la direction du siège de la wilaya pour revenir ensuite devant le siège de l'APC. Portant des dizaines d'emblèmes nationaux et des banderoles portant différentes revendications, les marcheurs ont scandé des slogans appelant à "l'indépendance de la justice".

A Tiaret, des dizaines des personnes ont pris part à la marche pacifique réclamant la poursuite de la lutte contre la corruption et réitérant leur attachement à l'unité nationale et à l'unité des rangs scandant "Djeich, châab, khawa khawa".

Dans la wilaya de Saïda, les manifestants ont renouvelé leurs revendications relatives à "l'indépendance de la justice" pour "mener à bien la lutte contre la corruption".

A Relizane et dans d'autres villes de cette wilaya, les citoyens ont bravé la chaleur dépassant la barre des 40 degrés pour demander la continuité de la lutte contre les corrupteurs et les corrompus et l'urgence d'un "dialogue sérieux" pour sortir de la crise actuelle. Même enthousiasme des marcheurs a été également relevé dans les wilayas de Tissemsilt, Sidi Bel-Abbès et Tlemcen.

Les marches qui coïncident avec la finale de la coupe d'Afrique des nations de football devant opposer ce soir (20h00), la sélection algérienne à celle du Sénégal au stade du Caire en Egypte ont été marquées par une ambiance festive créée par les manifestants drapés de l'emblème national, scandant des chants glorifiant l'Algérie et l'équipe nationale et souhaitant la victoire pour Verts.

A Tizi Ouzou, des manifestants ont déployé 48 drapeaux cousus ensembles. Sur chaque emblème national est mentionné le nom d'une wilaya en commençant par la première Adrar jusqu'à la 48ème Relizane pour dire "une seule Algérie, un seul peuple".

Contrairement à Blida, Tipasa, Chlef et Ain Defla, où la mobilisation a reculé comparativement aux précédents vendredis, à Médéa les manifestants ont été plus nombreux que lors des marches passées, avec une forte participation des femmes.

Ce vendredi a enregistré la mobilisation la plus faible dans les villes de l'Est depuis le 22 février dernier. Des citoyens à Constantine ont investi les principales artères du centre ville, en petits groupes, brandissant l'emblème national et réitérant leur revendication pour "un changement radical du système politique actuel". "La CAN revient chaque deux ans, le Hirak, une fois dans la vie", "Le Peuple vaincra", lit-t-on aussi sur des pancartes brandies.

Depuis la ville de Mila, la foule qui a observé une halte devant le siège de la wilaya a salué le recours au dialogue pour trouver une solution à la crise que vit le pays, "Oui au dialogue, oui pour des personnalités consensuelles pour mener le dialogue", scandait la foule.

A Oum El Bouaghi, les citoyens qui ont battu le pavé dans le calme pour réaffirmer leur détermination à continuer leur lutte pacifique, scandant: "Une justice indépendante et une presse libre", "Un Etat de droit" et "non à toute ingérence étrangère dans les affaires internes de l'Algérie".

A Khenchela, la foule qui s'est regroupée devant la cinémathèque du chef-lieu de wilaya a entonné des chants patriotiques et scandé "Djeich chaab Khawa Khawa" (peuple et armée sont frères) et "Partez tous", alors qu'à Skikda, des groupes de manifestants qui ont réinvesti le centre ville scandaient "Libérez les prisonniers d'opinion", au moment où d'autres sur le même site chantaient, "One, two, three, viva l'Algérie".

De la ville d'Annaba, les manifestants ont brandi à la place de la Révolution des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : "Un dialogue sur la base des revendications du Hirak", "Des nationalistes intègres autour de la table du dialogue" et "Merci Belmadi" (sélectionneur de l'équipe nationale de football), quand à El Tarf, les marcheurs affluant des différents quartiers de la ville ont appelé à "Une transition démocratique et une nouvelle République" à travers l'application des articles 7 et 8 de la Constitution stipulant que "Le peuple est la source de tout pouvoir".

A Sétif, la population au rendez-vous comme aux vendredis précédents a bravé la canicule pour sillonner les principales artères de la ville, scandant "Oui à des élections chapeautées par des compétences nationales".

A Jijel, les citoyens qui ont sillonné les rues du centre ville ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : "Le peuple a choisi l'entraineur, il choisira le président de la République".

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