Cameroun: Progrès social et qualité de la vie - Les faits qui parlent

Tel un commandant de bord qui veut faire décoller un avion de ligne, Paul Biya a fixé pour le Cameroun le cap à atteindre. Il s'agit de l'émergence, qui signifie le passage de l'état de sous-développement à celui de pays développé.

Pour rallier cette destination, le pilote pétri d'expérience connaît les manœuvres à opérer. Dans son message à la Nation, le 31 décembre 2018, il a cité les trois tâches fondamentales auxquelles le Cameroun doit s'atteler pour y parvenir : rétablir la sécurité, conforter notre croissance économique et améliorer sensiblement les conditions de vie des Camerounais. Ce n'est pas pour rien que l'amélioration des conditions de vie est positionnée à la fin. C'est parce que, chez Paul Biya, la recherche du bien-être de l'Homme guide toute action, du début à la fin. Ce bien-être est l'objectif ultime de son projet de société.

Etant à l'œuvre depuis plusieurs années, le chef de l'Etat rappelle fort opportunément dans son récent message qu'« au cours des dernières décennies, des progrès notables ont déjà été réalisés en ce sens ». Il invite ensuite ses compatriotes à redoubler d'efforts « pour construire une société garantissant l'égalité des chances et des conditions de vie honorables pour l'ensemble de la population ». Raison pour laquelle il déclare que nous continuerons à mener les actions susceptibles d'améliorer les conditions de vie des Camerounais. Ces actions consistent, d'après l'illustre orateur, à étendre un système éducatif de qualité à tous les niveaux, en mettant l'accent sur la professionnalisation ; à multiplier les centres de santé, à compléter notre réseau d'hôpitaux de référence et à financer notre régime de sécurité sociale ; à résoudre le problème lancinant de l'habitat social ; à améliorer encore plus l'accès à l'eau potable et à l'électricité, y compris dans les zones rurales ; à promouvoir le rôle des femmes et des jeunes dans notre société. La lutte contre le chômage est un autre chantier majeur à poursuivre. Ce fléau étant étroitement lié au niveau d'activité économique, Paul Biya pense que pour le réduire de façon significative, il faut stimuler le retour de la croissance que nous connaissons actuellement.

D'ores et déjà, quelques données permettent de mesurer les acquis des dernières années dans différents secteurs. En ce qui concerne l'accès aux soins de santé, des progrès ont été enregistrés dans le développement des infrastructures. Sur le terrain, on note, pour ne citer que les réalisations du dernier septennat qui s'ajoutent aux précédentes, la construction/réhabilitation des infrastructures sanitaires et le relèvement des plateaux techniques de plusieurs formations sanitaires. Parmi les fleurons, il y a l'Hôpital de référence de Sangmélima, l'Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala, le Centre des urgences de Yaoundé, le Centre hospitalier de chirurgie endoscopique et de reproduction humaine de Yaoundé. La carte sanitaire nationale comprend à ce jour 201 districts de santé. Un centre de santé couvre en moyenne 5 650 habitants contre moins de 7 000 en 2011.

Il y a eu la construction et l'équipement de 16 centres d'hémodialyse et d'imagerie médicale. Le plateau technique de plusieurs hôpitaux a été modernisé (hôpital central de Yaoundé, Hôpital Laquintinie de Douala, etc.), la réhabilitation et le relèvement en cours, si ce n'est achevé, du plateau technique des hôpitaux généraux de Yaoundé, de Douala et le Centre hospitalier et universitaire de Yaoundé, la construction en cours de huit centres hospitaliers dans les chefs-lieux de huit régions autres que le Centre et le Littoral pour une capacité de 1 000 lits. Les charges des patients ont été alléguées en ce qui concerne la lutte contre les maladies (insuffisance rénale, paludisme chez les enfants de moins de 5 ans, Vih/sida, etc.).

Dans le domaine de l'éducation, la densification de la carte scolaire et l'amélioration de l'offre de formation académique, universitaire et professionnelle sont une réalité. Toutes les régions sont dotées d'une institution de l'enseignement supérieur. D'une Faculté de médecine et des sciences biomédicales il y a 20 ans, le Cameroun en compte à ce jour six. Le pays est également passé de une à trois écoles polytechniques. Il y a par ailleurs le renforcement de l'effectif des enseignants à divers niveaux. Les indicateurs du système éducatif se sont améliorés. Dans le préscolaire, on est passé de 5 471 écoles en 2011 à 8 803 en 2017 ; dans le primaire, on comptait en 2017, 18 596 écoles contre 14 712 en 2011 ; dans le secondaire, on comptait 34 391 établissements publics et privés en 2012 contre 38 060 en 2014. Une cinquantaine d'établissements de formation professionnelle relève des universités d'Etat.

L'épanouissement de la jeunesse est l'autre priorité du chef de l'Etat qui a mis sur pied le Plan triennal spécial jeunes doté d'une enveloppe de 102 milliards de F pour faciliter et accélérer l'insertion socio-économique des jeunes. Des dizaines de projets ont déjà été financés par ce plan mis en œuvre depuis 2017. Cette initiative s'ajoute au PEA-jeunes qui a déjà touché plus de 12 000 jeunes dans le domaine agropastoral.

Pour ce qui est de l'accès aux services de base d'eau et d'électricité, on a enregistré, au cours des dernières années, plus de 150 000 nouveaux abonnés au réseau d'eau potable, l'augmentation des capacités de production de 31% (capacité de production qui est passée de 498 936 m3/jour en 2011 à 731 080 m3/jour en 2018), 2 000 forages construits en zones rurales, l'accroissement de l'offre énergétique d'environ 550 MW (1 442 MW en 20172018 contre 900 MW en 2011), 400 000 nouveaux branchements au réseau électrique (1 200 000 abonnés en 2018 contre 800 000 en 2011), etc. Les projets déjà réalisés améliorent les conditions de vie des populations et ceux en cours posent les jalons de la réduction durable du déficit dans ces deux secteurs. Enfin, concernant l'emploi, près de 2,4 millions d'emplois ont été créés lors du septennat 2011-2018, alors que le DSCE tablait sur 350 000 emplois.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.