Cote d'Ivoire: Politique nationale - Des ex-combattants font leur entrée en politique et choisissent le Cidp

21 Juillet 2019

Le Congrès ivoirien pour le développement et la paix (Cidp) vient d'enregistrer de nouveaux militants. Il s'agit des ex-combattants, issus des ex-Forces Nouvelles et regroupés au sein de la Fédération des Associations d'ex-combattants de Côte d'Ivoire (Faex-Ci).

Ils l'ont officiellement signifié ce samedi 21 juillet 2019, au cours d'une rencontre avec Babily Dembélé, le président du Cidp.

Selon Ouattara Issouf, président de ladite fédération, ses camarades et lui ont décidé de faire leur entrée en politique, pour régler « politiquement » leur problème. « Mes camarades et moi avons frappé à toutes les portes sans succès. Nous nous sentons abandonnés.

Nous vivons aujourd'hui dans la misère et la honte. Mais nous estimons que nos préoccupations peuvent tomber dans des oreilles attentives si nous entrons en politique.

Et c'est sur le Cipd que notre choix s'est porté. Vu les énormes qualités du président de ce parti, Babily Dembélé », affirme-t-il.

Ajoutant que les trois associations qui composent la fédération regroupent 6441 membres installés dans toutes les contrées du pays.

« Nous allons occuper le terrain et faire en sorte que le Cidp vienne au pouvoir. Car nous sommes convaincus que si Babily Dembélé est élu, il règlera notre problème.

Nous ne ferons plus de bruits, ni de violence. Nous n'insulterons plus personnes, mais nous allons nous exprimer dans les urnes », a-t-il poursuivi.

Ouattara Issouf estime que ses camarades ex-combattants et lui, ont été lésés, alors qu'ils se sont sacrifiés pour la chute de l'ancien régime.

« Nous estimons que les 800 000 FCFA offerts aux ex-combattants sont insignifiants. Nous voulons aussi 17 millions, comme nos camarades recrutés dans l'armée régulière », a-t-il précisé.

Pour sa part, le président du Cidp s'est dit heureux de recevoir ce renfort. Il leur a demandé de rester mobiliser et de travailler sur le terrain afin que le parti parvienne au pouvoir en 2020. « Le Cidp vous ouvre ses portes.

Mais il faut que désormais, vos revendications se fassent dans un cadre politique. Au Cidp, on ne parle pas d'armes. On a besoin que la Côte d'Ivoire retrouve la paix, gage de progrès et de développement. Il faut que nous réussissions à réconcilier les ivoiriens », a-t-il insisté.

Il a aussi souligné que son parti, qui est d'obédience socialiste, vise essentiellement, le bien- être des populations.

« Pour nous, il n'est pas normal qu'un noyau s'enrichisse au détriment de la majorité des citoyens. Les ressources du pays doivent être réparties équitablement », a-t-il ajouté.

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