Madagascar: Facebook - Plateforme de recrutement ?

Trouver du travail en scrutant les offres devant son écran d'ordinateur

La forte présence des entreprises sur les réseaux sociaux, notamment le géant Facebook est le témoin que Madagascar est désormais bel et bien dans l'ère du numérique.

D'année en année, les réseaux sociaux, comme on les connaît aujourd'hui, font de plus en plus d'inscrits, d'utilisateurs et d'adeptes. Un phénomène qui touche la quasi-totalité du globe. Par définition, les réseaux sociaux sont les liens qui peuvent unir les individus. Désormais, le terme entré dans la culture populaire fait référence aux applications et sites qui, par le biais d'internet, permettent des échanges simultanés entre les proches, amis, familles, mais aussi futurs employeurs et employés. Outre les posts du quotidien, il n'est plus rare de voir des publications d'entreprises de toutes tailles à la recherche de professionnels ou d'annonces de personnes lambda en quête d'emplois plus ou moins stables. Un phénomène encore plus ressenti sur le réseau social le plus utilisé : Facebook.

Les réseaux sociaux ; nouvelles petites annonces. S'il y a encore quelques années, le marché de l'emploi se faisait au gré des annonces dans les journaux et des demandes spontanées ; aujourd'hui, entre les commentaires sur la vie de tous les jours et les posts de revendications, se faufilent les annonces de « sociétés » recruteuses. Et la nature des appels d'offre varie autant que la taille des « structures » qui les publient. Il peut ainsi s'agir de grandes brasseries recherchant des stagiaires, d'animateurs ou de comptables, comme il peut s'agir de ménages désireux d'engager une domestique ou un agent de sécurité. En moyenne, une dizaine de publications du même acabit apparaissent sur Facebook tous les jours ; mais encore faut-il être abonné aux bons profils. En effet, pour voir apparaître ces annonces, il est impératif de suivre les pages concernées.

Les cibles des annonces. Pour une annonce efficace et percutante, les interrogés sont formels, il faut savoir choisir ses cibles. Si pour les entreprises d'envergure, il suffira de poster sur leur page pour profiter de « vus » et de réponses concluantes. Pour ceux à la recherche d'emplois, les démarches sont un peu plus pointues. Toutefois, les concernés s'accordent à dire que le plus important c'est d'être membre sur des groupes dédiés. Ainsi, il sera plus facile de trouver les annonces intéressantes, de toucher plus d'entreprises et de profiter d'aides de la part des internautes. Rina Razak, membre d'un groupe Facebook tourné vers le travail a même affirmé que, pour trouver son travail actuel, elle s'est seulement inscrite à une page qu'elle a cherchée elle-même en tapant le mot-clé « asa » : « Je suis licenciée d'une université privée et quand le jour est venu où il fallait que je travaille, je me suis naturellement tournée vers Facebook. J'ai juste tapé « asa » et j'ai vu une demi-douzaine de groupes. J'ai demandé à intégrer celui qui avait le plus de membres. J'ai ensuite bidouillé quelques mots pour dire ce que je recherchais et décrit mes diplômes et deux jours après, j'ai reçu un message privé me convoquant à un entretien ». A noter, qu'elle s'offre aujourd'hui le luxe de vouloir changer de travail toujours en se servant des réseaux sociaux : « J'aime bien mon travail de téléopératrice mais ayant ma licence en communication, j'aimerais intégrer une grande entreprise. D'ailleurs, j'ai envoyé ma candidature suite à une annonce sur Facebook ».

La question du chômage. Le problème du chômage semble donc incompréhensible lorsqu'on met en lumière le nombre considérable d'annonces, souvent urgents, postés de par les sociétés et autres professionnels indépendants. Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que malgré les posts sur les réseaux sociaux, il est impératif d'avoir un appareil électronique, une connexion et une certaine aisance dans l'utilisation du tout. Il faudra donc investir et apprendre ; ce qui n'est pas réellement à la portée de tous, même si le nombre d'inscrits sur les plateformes semble pharaonique. Pour ceux qui n'ont pas forcément ces moyens, les agences « physiques » existent. Ce sera alors à eux de numériser les données. Enfin, pour ceux qui y ont accès, les réseaux sociaux sont des outils d'une utilité incontestable pour se faire embaucher. Toutefois, la prudence est de misecar, entre les annonces sérieuses et les offres intéressantes se glissent des publications d'arnaqueurs et de pirates informatiques qui, sous couvert de propositions professionnelles alléchantes, s'emparent des informations personnelles ou demandent des sommes en contrepartie d'un post.

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