Cameroun: Economie digitale - Les start-ups africaines se positionnent

Pendant la deuxième édition de l'EurAfrican Forum du 4 au 5 juillet 2019 à Cascais au Portugal, ces jeunes entreprises était au centre de nombreuses discussions.

Dans son ouvrage « Startup Lions, au cœur de l'African Tech », Samir Abdelkrim, entrepreneur français et fondateur de « Emerging Valley », relate un parcours révélateur vécu dans plus de 20 pays africains auprès de patrons de start-ups. De Dakar à Gaborone, en passant par Abidjan, Lagos, Buea ou Nairobi, il a touché le cœur des activités menées par ces jeunes audacieux. Il a partagé les rêves et aspirations des créateurs de start-ups, en même temps que leurs échecs. Car la vie des start-ups peut s'avérer éphémère.

Une étude de l'Institut français des administrateurs réalisée en novembre 2015 avec le soutien de BPI France Investissement a démontré qu'en général, une entreprise sur deux disparaît avant cinq ans, mais si elles sont accompagnées (par les Etats ou des financements extérieurs) elles ont plus de chance de franchir ce cap des cinq premières années. Lorsqu'elles parviennent à atteindre leurs objectifs réels, les start-ups peuvent s'avérer des moteurs intéressants pour booster l'économie d'un pays. Nombre d'entre elles vivent de leurs propres ressources, en général sans un véritable soutien de l'Etat ou d'investisseurs. Compte tenu de la place majeure qu'elles occupent dans les perspectives de développement du continent, il est essentiel qu'une meilleure gouvernance leur soit consacrée.

C'est à cet aspect que la deuxième édition du Forum Europe Afrique, organisé du 4 au 5 juillet 2019 à Cascais au Portugal a consacré plusieurs panels. Modérant la discussion placée sous le thème : « Union Européenne-Union Africaine : intégration économique et infrastructure numérique pour l'Afrique », Precious Lunga (Zimbabwe), co-fondatrice et CEO de Baobab Circle, a rappelé le potentiel énorme de ces jeunes entreprises, d'un apport intéressant pour la croissance économique. « Les start-ups œuvrent dans différents domaines, mais elles ont souvent beaucoup de mal à décoller. Pourtant elles ont à leur tête une jeunesse dynamique et brave en laquelle les investisseurs feraient mieux d'accorder plus de confiance », a rappelé Precious Lunga.

Pour la majorité des participants au forum Europe-Afrique lancé par la diaspora portugaise et africaine, et placé sous la présidence de José Manuel Durao Barroso, ancien président de la Commission de l'Union Européenne : « Il faut miser sur l'Afrique. Il faut miser sur ses start-ups. » Pourquoi ? D'abord et surtout pour sa population. Les habitants de la planète seront 10 milliards en 2050, dont 2,4 en Afrique, selon les projections de la Division de la population des Nations Unies. En 2100, le continent africain devrait abriter 4,4 milliards de personnes, soit près de 40% de la population mondiale. « Même si de nombreux observateurs voient en ce dividende démographique du continent une faiblesse, à long terme et de par sa population, l'Afrique pourrait constituer un réservoir important de consommateurs, et donc un attrait certain pour les entrepreneurs et les investisseurs », a souligné le Portugais Luis Cunha, de Mekinsey Africa.

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